Côte d’Ivoire : d’Ebimpé à Ebimpé, ces 16 jours qui ont tout changé

L’équipe de Côte d’Ivoire fait son retour au Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé ce mercredi, à l’occasion de la deuxième demi-finale de la CAN 2023. Sortis tête baissée après la claque 4-0 reçue contre la Guinée équatoriale au premier tour, les Éléphants pénétreront sur la pelouse la tête haute. À juste titre. Car les Pachydermes sortent d’une véritable cure de métamorphose.

Le 22 janvier dernier, à l’occasion de leur troisième match de groupes qui les éliminait virtuellement – avant le miracle porté par la victoire marocaine sur la Zambie –, c’est sous la bronca du public abidjanais courroucé que les Éléphants ont quitté, sous escorte et en larmes, le Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé. Ce mercredi 7 février, l’arène accueille à bras ouverts ses fils prodigues pour une cause commune, renouer avec la finale plus atteinte depuis le dernier sacre en 2015.

En effet, les Éléphants ont changé. Leur football a changé, à l’image de deux victoires miraculeuses contre le Sénégal et le Mali, en huitièmes et en quarts respectivement.  L’ex-adjoint Emerse Faé, qui ne comptait aucune expérience à la tête d’une équipe A, a remplacé Jean-Louis Gasset. Mais pas que ! L’ancien international ivoirien a ragaillardi l’équipe grâce à sa touche personnelle. Sortir du placard les vieux briscards Serge Aurier, Max-Alain Gradel, mais surtout Jean Michaël Seri, précieux par sa technique et de par l’équilibre apporté. Tenter le pari risqué de relancer au petit trot Sébastien Haller et Simon Adingra, blessés en amorce du tournoi. Pari s’étant avéré payant au regard du tranchant apporté à une attaque auparavant émoussée.

Ebimpé, ça passe ou ça casse

Le retour dans la plus grande enceinte du pays (plus de 60 000 places) pourrait cependant passer ou casser. En effet, l’incertitude demeure quant à la patience voire la loyauté d’Ebimpé dans les moments difficiles. On se souvient que celui-ci a commencé à se vider alors que les Éléphants étaient foudroyés par le Nzalang Nacional. Tout l’inverse du Stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro et de celui de la Paix de Bouaké qui ont affiché un soutien indéfectible à leurs protégés malgré les mauvais départs face au tenant du titre et le voisin malien. Réponse ce soir !

Côte d’Ivoire : d’Ebimpé à Ebimpé, ces 16 jours qui ont tout changé
Prudence Ahanogbe