Coupe du monde 2026 : Kalidou Koulibaly pousse un coup de gueule sur les restrictions visant les supporters africains

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Battu 3-1 par la France pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, le Sénégal n’a pas seulement dû composer avec un adversaire redoutable sur le terrain. En marge de la rencontre, son capitaine Kalidou Koulibaly a également dénoncé une situation qui agace de nombreuses sélections africaines depuis le début du tournoi.

Le défenseur d’Al-Hilal n’a pas caché son incompréhension face aux difficultés rencontrées par de nombreux supporters africains pour se rendre aux États-Unis. « Chaque équipe peut avoir ses supporters, alors je ne comprends pas pourquoi les gens d’Afrique ne le peuvent pas », a regretté le capitaine des Lions de la Teranga.

Des tribunes remplies malgré tout

Paradoxalement, les Sénégalais étaient bien représentés dans les tribunes du MetLife Stadium de New York.

En effet, une importante diaspora sénégalaise est installée dans la région new-yorkaise, notamment à Harlem, où le quartier surnommé « Petit Sénégal » constitue depuis plusieurs décennies l’un des principaux points de rassemblement de la communauté. Situé autour de la 116e Rue Ouest, entre la 5e et la 8e Avenue, ce secteur a largement contribué à garnir les tribunes de supporters vêtus de vert, jaune et rouge, tout comme ceux vivant dans le New Jersey, ou est située l’enceinte de la rencontre.

Mais cette présence locale ne doit pas masquer une réalité bien différente : selon la Fédération sénégalaise, aucun groupe organisé de supporters n’a pu faire le déplacement directement depuis le Sénégal. Une situation qui rappelle celle d’autres pays africains, comme la RDC et la Côte d’Ivoire, qui ne pourront pas non plus compter sur ses supporters vivant au pays.

Un parcours semé d’embûches

Contrairement aux précédentes Coupes du monde organisées au Japon et en Corée du Sud en 2002, en Russie en 2018 ou encore au Qatar en 2022, les supporters sénégalais ont cette fois dû faire face à des procédures administratives particulièrement complexes pour les demandes de visa pour les Etats-Unis.

Par ailleurs, les difficultés ont également touché les médias. La FIFA n’a accordé que 43 accréditations aux journalistes sénégalais, dont certaines n’ont même pas été utilisées faute d’obtention des visas nécessaires.

Même les dirigeants de la fédération ont dû effectuer des démarches de dernière minute auprès de l’ambassade américaine à Dakar avant le départ de la délégation. Plus surprenant encore, plusieurs cadres de la sélection, dont Sadio Mané, Édouard Mendy ou encore Pape Gueye, ont eux-mêmes dû se présenter à l’ambassade afin de finaliser leurs dossiers de voyage.

Une frustration partagée

L’affaire a pris une dimension encore plus symbolique lorsque des images montrant des joueurs sénégalais soumis à des contrôles de sécurité sur le tarmac à leur arrivée aux États-Unis ont circulé sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte, la sortie de Kalidou Koulibaly résonne comme le porte-voix d’un sentiment largement partagé au Sénégal et en Afrique.

Si les Lions ont pu compter sur le soutien précieux de leur diaspora new-yorkaise face à la France, beaucoup regrettent que des milliers de supporters restés au pays n’aient jamais eu l’opportunité de vivre ce Mondial au plus près de leur équipe.

Coupe du monde 2026 : Kalidou Koulibaly pousse un coup de gueule sur les restrictions visant les supporters africains

Louis Mukoma Fargues