Vainqueur de la Ligue des Champions africaine face au WAC (0-0, 1-0), l’Espérance de Tunis savoure son premier titre continental depuis 1994. Et Nabil Maâloul, le coach des Sang et Or, veut enchaîner. « Comme je le craignais, la finale retour a été très difficile. Cela confirme qu’une finale ne se joue pas, mais plutôt se gagne. A la mi-temps, il y a eu un relâchement de mes joueurs qui pensaient à tort qu’avec l’expulsion de Mourad Lamssen, les Marocains allaient jeter l’éponge et que le match était plié. J’étais le seul dans notre clan à ne pas avoir trop aimé cette expulsion car à dix, le Wydad allait avoir plus d’envie. J’ai dû insuffler un sang neuf à l’équipe en seconde période. C’est ainsi que j’ai fait entrer Coulibaly afin de neutraliser Keddioui. Dans les cinq dernières minutes, on les a laissés « in the corner », on les a pressés dans leur zone avec trois corners et deux touches. On a bien joué le jeu dans ces instants crispants. On les a pressés haut, a-t-il expliqué sur le site de la CAF. Tout le monde, je crois a une part de succès, du staff administratif, médical, technique jusqu’aux joueurs. Tout le monde a participé à ce triomphe, pas Maâloul seulement. J’ai la chance de travailler avec un président comme Hamdi Meddeb et avec des joueurs qui ont le goût de l’effort. Ce triplé historique conquis en dix mois, le premier de l’après-révolution en Tunisie ne doit pas être le dernier. Dans mon palmarès de joueur, c’était le seul titre qui me manquait. Mais on ne doit pas s’arrêter là. Je dédie en tout cas ce titre à toutes les générations de l’Espérance.«