France-Sénégal : 3 raisons de penser que les Lions de la Teranga peuvent reproduire le choc de 2002 à la Coupe du monde

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Pour la deuxième fois depuis le début du millénaire, le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw pourrait assister depuis son banc de touche à un séisme en Coupe du monde, aux dépens d’une équipe de France largement favorite.

L’actuel sélectionneur des Lions de la Teranga était remplaçant, non entré en jeu, lorsque le Sénégal avait stupéfié les Bleus 1-0 lors de la phase de groupes 2002, un tournoi dans lequel la France était entrée en tant que championne du monde en titre avant de subir la plus humiliante des éliminations précoces.

Vingt-quatre ans plus tard, Didier Deschamps prépare sa dernière danse en Coupe du monde en tant que sélectionneur, et son effectif redoutable figure sans surprise parmi les principaux prétendants au titre mondial avant qu’il ne passe le relais à Zinédine Zidane.

Mais l’histoire risque-t-elle de se répéter pour les champions 2018 ? Voici trois raisons pour lesquelles le Sénégal pourrait faire frapper la foudre deux fois au même endroit lors du match du Groupe I mardi.

Les inquiétudes défensives de Deschamps

Identifier une faiblesse précise dans cette équipe de France peut sembler une gageure, mais il est juste de constater que la défense de Deschamps n’inspire pas la même confiance que la ligne d’attaque emmenée par Kylian Mbappé et Michael Olise.

Les Bleus ne manquent certainement pas de noms prestigieux en défense – William Saliba, Jules Koundé et Dayot Upamecano notamment – mais ils ont concédé au moins un but lors de chacun de leurs cinq derniers matchs, contre l’Irlande du Nord, la Côte d’Ivoire, la Colombie, le Brésil et l’Azerbaïdjan.

Les finalistes 2022 ont également encaissé trois buts en deux confrontations face à l’Islande durant les éliminatoires, et Deschamps a dû gérer des soucis physiques concernant Saliba et Koundé dans la préparation de ce match.

Aucun des deux ne devrait être forfait, mais des craintes subsistent quant à la nécessité pour Saliba de subir une opération chirurgicale à l’issue de la Coupe du monde, ce qui signifie que le défenseur d’Arsenal pourrait ne pas évoluer à 100 % tout au long du tournoi.

Un arsenal offensif sénégalais à ne pas sous-estimer

On a beaucoup parlé de la puissance de feu à la disposition de Deschamps, et à juste titre, mais négliger l’attaque sénégalaise serait une erreur, tant les vétérans comme les jeunes talents ont brillé en club et en sélection ces derniers mois.

Les Lions de la Teranga ont certes concédé un 0-0 lors de leur dernier amical de préparation face à l’Arabie saoudite, mais les hommes de Thiaw avaient marqué lors de 17 matchs consécutifs avant cela, avec des matchs à plusieurs buts contre les États-Unis, la Gambie et le Pérou.

La star Sadio Mané arrive au tournoi avec 23 buts et passes décisives combinés pour le champion de Saudi Pro League Al-Nassr la saison dernière et un titre de MVP de la dernière CAN, tandis qu’Ismaïla Sarr a inscrit 21 buts avec Crystal Palace, vainqueur de la Ligue Conférence.

Le très critiqué Nicolas Jackson a aussi accumulé 15 contributions directes au Bayern Munich, Bamba Dieng a marqué 16 fois avec Lorient, et Iliman Ndiaye a attiré l’intérêt de Liverpool et Manchester United grâce à neuf contributions directes en Premier League sous le maillot d’Everton.

La malédiction africaine

Les résultats passés sont rarement un indicateur fiable de l’avenir, mais la France a traditionnellement souffert face aux sélections africaines lors des phases de groupes en Coupe du monde au XXIe siècle.

En incluant la défaite 1-0 contre le Sénégal en 2002, les Bleus ont été battus lors de trois de leurs quatre derniers matchs de phase de groupes en Coupe du monde face à des représentants de la CAF, le plus récent étant la défaite contre la Tunisie au Qatar.

Cette défaite 1-0 face aux Aigles de Carthage était un résultat surprenant même si les Bleus avaient fait tourner, étant déjà qualifiés, et les champions 2018 avaient également été surpris 2-1 par l’Afrique du Sud en 2010.

De plus, avec un sélectionneur qui peut dire « j’y étais » lorsque le Sénégal avait battu la France il y a 24 ans, les Lions de la Teranga disposent de tout le vécu nécessaire pour prolonger la série noire des Bleus dans ce type de confrontation.

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Axel Clody

Axel suit le football africain depuis qu’il est tombé sous le charme du Nigeria d’Okocha. Depuis, il garde un œil attentif sur les stars d’hier comme sur les talents émergents.