JS Kabylie : le projet d’avenir de la JSK, deuxième club algérien à se doter de son centre de formation

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En Algérie comme dans une grande partie du continent africain, le talent brut n’a jamais manqué. En revanche, la structuration de la formation reste l’un des principaux défis. Et alors que le Paradou AC fait figure de référence depuis des années, la JS Kabylie vient à son tour de franchir une étape majeure.

À l’occasion de son 80e anniversaire, la JS Kabylie a officiellement inauguré son nouveau Centre de regroupement et de formation de Yakouren, installé dans la région éponyme et nommé en l’honneur de Mohand Cherif Hannachi, président emblématique et le plus titré de l’histoire du club.

Former plutôt que seulement recruter

Le complexe doit servir à la fois à l’équipe première et aux catégories de jeunes. Les Canaris pourront y organiser leurs stages et leurs séances de travail dans des infrastructures pensées pour répondre aux exigences du football professionnel moderne.

Mais l’intérêt majeur du projet se situe ailleurs : la JSK veut désormais structurer durablement la détection et la formation de ses futurs joueurs.

Le club entend identifier davantage de jeunes talents de Kabylie, les accompagner sur plusieurs années et créer une véritable passerelle vers l’équipe première.

L’objectif est aussi économique. Dans un football algérien où de nombreux clubs restent dépendants du recrutement et disposent de structures de formation limitées, produire régulièrement ses propres joueurs peut permettre à la JSK de bâtir un modèle plus stable.

Avec l’ouverture de ce centre, la JS Kabylie devient ainsi le deuxième club algérien à disposer de son propre centre de formation structuré après le Paradou AC devenu une référence nationale et continentale en la matière et formateur de nombreux internationaux.

L’USM Alger travaille également depuis plusieurs années sur un projet similaire, lancé en 2021, mais celui-ci connaît d’importants retards.

Un exemple à suivre ?

L’inauguration du centre Mohand Cherif Hannachi pourrait donc dépasser le seul cadre de la JSK.

Pour un pays aussi riche en jeunes talents, le développement de véritables académies professionnelles demeure essentiel afin de réduire l’écart avec les systèmes de formation les plus performants.

Reste désormais à espérer que l’initiative kabyle provoque un effet domino et pousse d’autres grandes formations algériennes à investir durablement dans leurs propres structures.

JS Kabylie : le projet d’avenir de la JSK, deuxième club algérien à se doter de son centre de formation

Louis Mukoma Fargues