La Jeunesse Sportive de Kabylie (en langue amazighe Ilmezyen n leqvayel), acronyme en caractère tifinagh est officiellement fondée en 1946 sur les bases du Rapide Club de Tizi-Ouzou. N’ayant pas participé à la première édition du championnat d’Algérie de football pour la saison 1962-1963, le club phare de la Kabylie sera promu lors de la saison 1969-1970. Dans le cadre de sa chronique histoire, Afrik-Foot retrace le parcours de cette équipe.


1970 est donc l’année qui marque l’ascension de la JSK parmi l’élite du football algérien. Depuis cette date, les Kabyles ont réussi à maintenir le cap pour n’avoir jamais connu une descente aux enfers. D’ailleurs, la JSK reste le seul club à ne jamais avoir connu la relégation. Sous le duel Mahiedine Khalef et Stephane Ziwotko les kabyles qui avaient dans l’effectif un Nacer Bouiche des grands jours, détiennent le record du plus grand nombre de buts inscrits en une saison de championnat avec 98 réalisations lors de la saison 1985-1986.

Cette saison d’or a vu aussi la JS Kabylie co-détenir le record de la plus large victoire en championnat, avec l’USM Alger, sur un score de 11-0, face au JHD Alger. Les Algérois ont pour leur part fait boire le calice jusqu’à la lie à l’ASM Oran qu’ils ont battu sur le même score. En 1997-1998, la dream team kabyle a obtenu le record du plus petit nombre de buts encaissés en une saison de championnat avec 11 buts seulement. Ce qui n’est pas rien dans le palmarès d’un club  qui détient aussi le record du plus grand nombre de titres de champion d’Algérie avec 14 trophées au palmarès.

Période de vaches maigres depuis le début des années 2000

Sur le plan continental, les Kabyles ont réussi à asseoir leur domination et tenir dragée haute aux équipes les plus huppées du continent comme Al Ahly du Caire. Depuis sa création, la Jeunesse Sportive de Kabylie a participé à 14 éditions de la Ligue des Champions africaine qu’elle a remportée en 1981 et en 1990. Cinq années plus tard les Kabyles remporteront l’édition de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupe, c’est-à-dire en 1995 avec comme joueur clé Djamel Menad, le baroudeur. En Coupe de la CAF, les Lions du Djurdjura remportent cinq foi la compétition dont trois d’affilée en 2000, 2001 et 2002, sous la houlette du français Jean-Yves Chaye. Les années qui s’en suivront seront plus mitigées

Durant la saison 2011-2012, le président du club, en l’occurrence Mohand Cherif Hannachi, l’un des présidents inamovibles dans le championnat algérien a failli perdre sa place. Un groupe d’opposants s’est constitué pour contester sa gestion au moment où l’équipe s’échinait pour se maintenir en première division. Une éventuelle rétrogradation en division inférieure constituerait un affront chez les Kabyles qui font de ce club un symbole fort de leur identité.

Un recrutement tous azimuts pour repartir du bon pied

Après avoir réussi l’essentiel en faisant signer des meilleurs joueurs du championnat national, le président Mohand Cherif Hannachi n’a pas mis beaucoup de temps pour enrôler un entraîneur de renom pour tenter de redresser la barre. L’Italien Enrico Fabbro est ainsi devenu le nouvel homme fort de la JS Kabylie, en remplacement de Meziane Ighil. Pour les joueurs kabyles, ils se disent résolument engagés à se battre et à ne rechigner devant aucun effort pour réussir cette saison. La JSK version Fabbro est donc tenue de jouer les premiers rôles cette saison pour convaincre son public qui s’éloigne de plus en plus des tribunes de l’antre du 1ernovembre de Tizi-Ouzou.

 Retrouvez toutes les informations sur la JS Kabylie.