Ceux qui ont cru à la renaissance de l’équipe nationale algérienne et qui ont investi le stade Mustapha Tchaker de Blida pour assister à son match contre la Tanzanie ont finalement découvert la réalité : un feu de paille.


De notre correspondant

Mauvaise surprise au stade Mustapha Tchaker de Blida : les Fennecs n’ont pas pu se défaire de leurs homologues tanzaniens venus leur ravir la vedette.

Pourtant, tout était mis en œuvre pour permettre aux Verts de glaner les trois points de la victoire et défendre leur standing de Mondialistes. Mais ce qui s’est fait sur le rectangle vert était tout autre. Les poulains de Rabah Saâdane, qui ont entamé la rencontre sur les chapeaux de roue, n’ont pas réussi à asseoir une nette domination sur une jeune équipe tanzanienne accrocheuse à souhait et qui a même créer la surprise en étant la première à ouvrir le score par Abdi Kassim à la 32e minute de jeu et forcer l’adversaire au partage des points.

Celui-ci a bien exécuté un puissant coup franc qui a vu le ballon mourir au fond des filets de Rais M’Bolhi. Le pauvre gardien d’origine congolaise n’a pu que constater les dégâts.

Les visiteurs, auteurs d’une prestation des plus inattendues, s’étaient montrés tenaces et adhérents dans tous les compartiments. Même en manquant de réalisme, les Verts ont parvenu à remettre les pendules à l’heure à la 45e minute par Adlène Guedioura qui a pris à défaut le portier adverse, Chabane Hassan, d’une puissante frappe qui s’est logée dans la lucarne.

Sur ce score de parité s’acheva la première période qui a mis à nu les carences d’une équipe complètement à coté de la plaque.

Au retour des vestiaires, les camarades de Ziani ont multiplié les rushs afin de renverser la vapeur et l’emporter sur leurs vis-à-vis. Mais l’excès de précipitation a complètement changé la donne.

A aucun moment, ils n’ont réussi à mettre en difficulté cette citadelle mise en place par l’entraineur Jan Poulsen, auteur d’un schéma tactique orienté vers la défense tout en étant incisif en attaque par des contres.

D’ailleurs plusieurs contre-attaques ont failli faire mouche si ce n’était la baraka puisque l’arrière garde algérienne s’est montrée faillible à maintes reprises.

Ce résultat nul qu’ils ont arraché avec l’art et la manière ne fait guère les affaires des Fennecs qui ont complètement raté leurs débuts de campagne pour la qualification à la CAN 2012. Après cette défaite, les langues commencent à se délier quant à l’avenir d’une équipe qui n’arrive plus convaincre. La contre-performance contre le Gabon en match amical (1 2) est donc loin d’être un simple accident de parcours mais la conséquence d’une lacune qui existe quelque part et qui nécessite une solution d’urgence.