Tombée face à Al Ahly vendredi en finale aller de la Ligue des champions (1-3), l’Espérance Tunis ne digère pas l’arbitrage, à l’instar de son entraîneur Mouine Chaabani, qui n’a pas mâché ses mots. La Fédération tunisienne envisage également d’intervenir.


La pilule a du mal à passer pour l’Espérance Tunis. Battus 3-1 en Egypte par Al Ahly vendredi en finale aller de la Ligue des champions, les Sang et Or ont plié sur deux penalties pour le moins douteux accordés à leur adversaire alors que l’arbitre du match, Mehdi Abid Charef, a pourtant eu recours à la VAR. Depuis, les Tunisiens ne digèrent pas.

« Comment se fait-il que le stage des arbitres pour la technologie vidéo se déroule au Caire alors qu’Al-Ahly joue la finale ? Nous avons été soumis à une extrême injustice en tout« , a déploré l’entraîneur de l’EST, Mouine Chaabani, qui dénonce aussi les cartons jaunes infligés à Franck Kom et à Chamseddine Dhaouadi, suspendus pour la manche retour. « C’est une grande injustice. De toute évidence, le match a été orienté d’une certaine manière et l’arbitre a clairement favorisé Al-Ahly. On voulait faciliter la tâche à l’équipe égyptienne avant le face-à-face de Radés. »

Réunion d’urgence de la Fédération

Ancien joueur espérantiste, le consultant Tarek Dhiab, a pris encore moins de pincettes pour exprimer le fond de sa pensée sur le plateau de beIN Sports. « L’arbitre a tué l’EST ! Il était plus fort que la VAR ! Qu’est-ce qu’il a fait avec le visionnage vidéo ? Il a tout simplement faussé le match en accordant deux penalties imaginaires et a cassé le rythme en arrêtant le jeu à plusieurs reprises. Ce n’est pas normal ! Il est clair que son intention n’était pas bonne« , a taclé le Tunisien. Dans ces conditions, la Fédération tunisienne de football a annoncé que son comité d’urgence se réunira ce samedi à la demande de son président Wadii Jarii afin d’étudier les suites à donner à cette affaire à moins d’une semaine du match retour programmé vendredi à Radès.