Il y a dix ans jour pour jour, le 26 juin 2003, Marc-Vivien Foé s’en allait brutalement, foudroyé en plein match face à la Colombie, lors de la Coupe des Confédérations. Un décès, causé par une malformation cardiaque, qui avait suscité le plus grand émoi dans le monde du football.


Les images sont encore saisissantes. Pourtant, c’était il y a déjà 10 ans. Le jeudi 26 juin 2003, face à la Colombie en Coupe des Confédérations, Marc-Vivien Foé, littéralement foudroyé par une crise cardiaque, s’écroule à la 72e minute dans le rond central du stade de Gerland pour ne plus jamais se relever. Le tout devant les caméras du monde entier, qui diffusent les images et montrent les soigneurs tenter de le réanimer sur le terrain, sans succès.

10 ans après, le monde du football et les admirateurs du Lion Indomptable n’ont toujours pas oublié « Marco ». L’occasion de lui rendre une nouvelle fois hommage et de rappeler le parcours d’un talent pur du continent, repéré très jeune dans son collège de Sacré Cœur à Makak (Cameroun).

Marc-Vivien Foé évolue d’abord au Canon de Yaoundé où il est repéré par deux clubs français, Lens et Auxerre. Il choisit finalement les Sang et Or en rejoignant le club artésien de 1994 à 1998 avant de traverser la Manche pour évoluer à West Ham pendant un an. En 2000, il revient en France et intègre l’Olympique Lyonnais avec qui il gagnera la Coupe de la Ligue française en 2001. Prêté à Manchester City depuis 2002, l’international devait revenir à Lyon à l’issue d’une Coupe des Confédérations qui lui sera fatale…

Une autopsie va déterminer que la mort du milieu de terrain avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque). Cette mort brusque provoqua beaucoup d’émotion chez les Camerounais mais également dans tout le monde du ballon rond, avec ce premier cas de décès en direct au cours d’une rencontre.

Si des zones d’ombres et des points de discorde demeurent toujours autour du décès du Lion Indomptable, l’heure est au recueillement en la mémoire d’un joueur de haut niveau, qui détonait par sa quiétude et sa modestie malgré ces 1,90m. On retiendra de lui cette fameuse phrase : « Avant d’être grand, il faut savoir être petit. » Une philosophie qu’il na cessé d’appliquer au quotidien, jusqu’à cette date fatidique du 26 juin.

Même s’il est désormais en toute quiétude, le natif Nkolo est toujours un peu présent à travers la fondation qui porte son nom, mais aussi avec le Prix Marc-Vivien Foé, qui récompense chaque année le meilleur joueur africain en Ligue 1. Après tout, un Lion ne meurt jamais, il dort.