Même si le Maroc est en pleine bourre actuellement et reste sur deux belles victoires face à l’Algérie (4-0) et au Sénégal (2-0), Eric Gerets ne s’enflamme pas. Considérant que les Lions de l’Atlas ont montré certaines lacunes lors de ces deux rencontres, le technicien belge compte bien rectifier le tir avant le match contre la République centrafricaine comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la CAN 2012. D’autant que le déplacement à Bangui s’annonce périlleux.


Eric Gerets ne semble pas décidé à se reposer sur ses lauriers. Malgré les deux victoires probantes obtenues en juin face à l’Algérie (4-0) et plus récemment face au Sénégal à Dakar (0-2), le sélectionneur du Maroc reste prudent dans l’optique de la 5e journée des éliminatoires de la CAN 2012.

Ainsi, l’ancien coach de l’OM n’aborde pas la rencontre début septembre face à la République centrafricaine la fleur au fusil. Pour Gerets, les Lions de l’Atlas doivent en effet effacer quelques lacunes s’ils veulent aborder le rendez-vous de manière optimale. « On a bien sûr les moyens de passer, affirme l’ex-joueur du PSV Eindhoven dans les colonnes de L’Opinion. Même si contre l’Algérie, il y a eu une dizaine de minutes où les Algériens auraient pu nous surprendre et inverser le cours des choses. On en a discuté avec les joueurs avant le match amical de Dakar. Dans cette rencontre, la première mi-temps a bien fonctionné, la deuxième beaucoup moins. Ce sont toutes ces lacunes sur lesquelles il faut travailler avant le rendez-vous de Bangui un voyage où l’on doit ramener avec nous les trois points. »

Les Lions de Gerets en mission « commando« 

Et pour faire mieux que les Algériens, battus deux buts à zéro au Complexe Sportif Barthélemy Boganda en octobre 2010, Gerets souhaite faire du déplacement à Bangui une mission « commando« . Pour le sélectionneur des Lions de l’Atlas, « le voyage et le séjour ne seront pas confortables. On va donc les écourter au mieux, pour essayer de réussir l’exploit« . Ses hommes devraient donc se préparer tranquillement à Marrakech avant de rallier la RCA. Ce n’est pas « pas la peine de partir une semaine avant ou d’aller s’installer en Guinée pour s’acclimater et s’adapter, poursuit Gerets dans le journal marocain. Nos joueurs sont des pros qui vivent la chance extraordinaire de jouer pour l’équipe nationale d’un grand pays. La plupart sont en Europe et gagnent très bien leur vie. C’est un plus et c’est tant mieux tant sur le plan économique que technique. »

Les Marocains, à qui on avait promis l’enfer avant leur déplacement au stade Léopold Sédar Senghor le 10 août, ont montré qu’ils savaient voyager.