La frustration est immense côté marocain. Battues par l’Algérie aux tirs au but dans le match pour la troisième place de la CAN féminine 2026 (1-1, 2-3 t.a.b.), les Lionnes de l’Atlas terminent au pied du podium. Un scénario que Jorge Vilda a eu beaucoup de mal à digérer.
En conférence de presse, le sélectionneur – désormais sous le feu des critiques – a estimé que le Maroc méritait mieux au regard du contenu de la rencontre.
« Ce n’était pas une manière juste de terminer »
L’Espagnol a d’abord regretté la manière.
« Nous sommes très tristes. Nous voulions décrocher la médaille de bronze, mais cela n’est pas arrivé aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Les Marocaines ont pourtant largement dominé les débats avec environ 60 % de possession et 23 tirs contre 6. Kautar Azraf avait logiquement ouvert le score avant la pause, avant que Lina Boussaha n’égalise à la 83e minute.
Le Maroc a ensuite eu une balle de match en toute fin de rencontre, mais Nouhaila Benzina a envoyé son penalty sur le poteau à la 95e minute.
« Normalement, nous devions gagner avant d’arriver aux tirs au but », a regretté Vilda.
Le traumatisme des tirs au but
Pour le technicien espagnol, cet échec tardif a pesé lourd psychologiquement.
« Après avoir manqué un penalty à la 95e minute, il devient très difficile mentalement d’aborder une séance de tirs au but », a-t-il expliqué, évoquant également le poids de la responsabilité et de la pression sur ses joueuses.
Le scénario rappelait surtout la demi-finale perdue quelques jours plus tôt face au Cameroun, déjà aux tirs au but.
« Je ne pense pas que cette manière de terminer le tournoi soit juste, compte tenu de tout le travail réalisé par l’équipe et de la façon dont nous avons joué et dominé ce match », a insisté Vilda.
Après deux finales consécutives en 2022 et 2024, le Maroc termine donc cette fois quatrième de sa CAN à domicile.
L’Algérie, elle, décroche la première médaille de son histoire dans la compétition.
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