La métamorphose spectaculaire d’Iliman Ndiaye : du flop de l’OM aux 75 M€ de Manchester City

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Vendu par l’OM en 2024 après une saison ratée, Iliman Ndiaye va rejoindre Manchester City contre 75 millions d’euros. Une trajectoire qui interpelle.

Sous réserve de sa visite médicale programmée ce mardi et de la signature de son contrat avant la clôture du mercato anglais, Iliman Ndiaye va s’engager avec Manchester City. Le club mancunien a trouvé un accord avec Everton autour d’un montant de 70 millions d’euros, assorti d’environ 5 millions de bonus, soit une transaction pouvant atteindre 75 millions d’euros pour l’international sénégalais de 26 ans.

Cette opération spectaculaire s’est dessinée dans l’urgence, au terme d’un véritable effet domino sur le marché. Tottenham tenait initialement la corde grâce à un accord de principe, mais le montage a capoté suite au refus de Richarlison de retourner chez les Toffees. Manchester City s’est alors engouffré dans la brèche, activant cette piste après s’être cassé les dents sur le dossier Cody Gakpo, Liverpool ayant fermement repoussé une offre avoisinant les 93 millions d’euros.

L’OM encaisse une clause consolatrice

Pour l’Olympique de Marseille, ce transfert XXL n’a rien d’anecdotique. Acheté près de 17 millions d’euros en 2023, le Sénégalais avait été revendu un an plus tard pour 18,5 millions d’euros, avec des bonus pouvant rapprocher l’opération des 20 millions. En prenant le soin de conserver 10 % sur la plus-value d’une future revente, la direction phocéenne va ainsi récupérer un chèque d’environ 5 millions d’euros. Une rentrée financière précieuse, même si elle ravive inévitablement les regrets sur le développement du joueur.

Un contexte marseillais qui l’a étouffé

Son unique saison sur la Canebière, bouclée avec quatre buts et cinq passes décisives en 46 apparitions, garde l’étiquette d’un échec. Ce constat mérite pourtant d’être nuancé. Le passage d’Iliman Ndiaye à l’OM avait été marqué par un rendement très inférieur à celui affiché auparavant à Sheffield United. L’attaquant est surtout tombé dans une saison 2023-2024 chaotique, rythmée par les changements d’entraîneurs et de systèmes.

Baladé sur l’aile, en soutien ou dans l’axe, il a souffert d’un manque criant de continuité, écrasé par la pression inhérente au retour dans son club de cœur. Le véritable raté de l’OM n’est pas comptable, mais sportif : avoir vendu un profil taillé pour la Premier League avant qu’il ne trouve son véritable rôle.

L’explosion à Everton et la consécration

De retour en Angleterre, Ndiaye a retrouvé toute son aisance. Everton lui a offert une stabilité sur le côté gauche, exploitant parfaitement sa percussion dans les phases de transition. Ses statistiques témoignent de cette régularité : 15 buts en 67 matchs de championnat, dont neuf lors de sa première saison et six la suivante.

Ce changement de statut s’est également validé en sélection. Déjà devenu un élément important de la rotation offensive du Sénégal, Ndiaye a ensuite joué un rôle majeur dans le sacre à la CAN 2025. Il avait notamment inscrit le but de la qualification contre le Mali en quart de finale.

Chez les Skyblues, Enzo Maresca voit en lui bien plus qu’un simple élément de rotation. Face aux départs de Savinho et de Marmoush, et pour pallier la fragilité physique de Jérémy Doku, le technicien ciblait un ailier ambidextre, redoutable en un-contre-un et capable de s’intégrer dans un 4-3-3 de possession.

En deux ans, Iliman Ndiaye est ainsi passé d’une promesse déchue à Marseille à une recrue phare de Manchester City, valorisée environ quatre fois plus cher.

La métamorphose spectaculaire d’Iliman Ndiaye : du flop de l’OM aux 75 M€ de Manchester City

Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.