L’Egypte peut confirmer son bon départ dans les éliminatoires du Mondial 2018 et reléguer le Ghana à cinq points en cas de victoire face aux Black Stars dimanche lors de la 2e journée. L’occasion aussi de prendre sa revanche sur un adversaire qui l’avait privé du Mondial 2014 !


La vengeance est un plat qui se mange froid, l’Egypte le sait bien ! Fin 2013, le Ghana infligeait un cinglant 7-3 en cumulé aux Pharaons en barrage des éliminatoires du Mondial 2014, se qualifiant pour le Brésil pendant que les Egyptiens restaient une nouvelle fois à quai… Mais le hasard fait bien les choses et les éliminatoires de l’édition 2018 offrent déjà l’occasion à Mohamed Salah et sa bande d’effacer l’affront ce dimanche (16h GMT) à Borg El Arab à l’occasion de la 2e journée du groupe E. Sauf que cette fois, les Egyptiens se présentent nettement en position de force.

Vainqueurs 2-1 au Congo lors de la première journée, les hommes d’Hector Cuper pourront compter sur le soutien de leur public pour espérer triompher du finaliste de la CAN 2015 qui marque le pas ces derniers mois, à l’image de son triste 0-0 concédé contre l’Ouganda lors de la 1ère journée en octobre. Alors que les autorités égyptiennes ont autorisé plus de 60 000 spectateurs pour ce choc, les Pharaons seront poussés par tout un peuple.

Gyan, grand absent

En face, les Black Stars peuvent compter sur le retour d’André Ayew, mais elles devront faire sans leur capitaine et buteur Asamoah Gyan, forfait mais venu soutenir ses coéquipiers pendant leur préparation à Dubaï. « Ce sera difficile mais aussi un match très plaisant. Nous ne gagnerons pas 6-1 (score du barrage aller en 2013) cette fois, néanmoins rien n’est impossible dans le football« , a prévenu l’attaquant d’Al Ahli Dubaï, en pointant du doigt la « menace » Mohamed Salah, déchaîné en ce début de saison. « Il est très rapide et offre des performances incroyables avec la Roma et la sélection. »

Pour reprendre la tête du groupe à l’Ouganda vainqueur du Congo 1-0 samedi, les locaux ont effectué un travail avant tout mental afin d’évacuer la déception de 2013. « Je suis presque sûr qu’on sera capable de surmonter la barrière constituée par une telle défaite et l’emporter » a assuré Cuper. « Je sais que les Egyptiens y pensent encore mais c’est simplement de l’histoire maintenant. » Pour le technicien argentin, la principale interrogation concernera le maintien ou non d’Essam El-Hadary dans le but. Etincelant face au Congo, le vétéran de 43 ans reste sur deux boulettes avec son club de Wadi Degla. Mais il était déjà là lorsque l’Egypte battait le Ghana en finale de la CAN 2010 (1-0). De quoi inspirer ses coéquipiers ?