Qatar 2022 : vers un nouveau scandale de corruption à la FIFA

Le Trinidéen Jack Warner, ancien vice-président de la FIFA, serait au cœur d'une affaire de corruption au sujet de l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Il aurait notamment perçu 2,3 millions de dollars pour faire pencher le vote en faveur du dossier qatari.


Sale temps pour l'instance mondiale du ballon rond : l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar est une nouvelle fois entachée d'un scandale de corruption. Cette fois-ci, c'est Jack Warner qui est dans le viseur des autorités policières. L'ancien vice-président de la FIFA aurait perçu près de 2,3 millions de dollars en provenance du Qatar après l’attribution du Mondial au pays du Golfe. Des faits qui remonteraient à 2010, indique le Telegraph.

jack_warner_fifa.jpgSur cette somme, l’ex-président de la Concacaf aurait perçu 1,2 millions de dollars, versés par la société Kemco, propriété de Mohamed Bin Hammam, membre exécutif de la FIFA au Qatar, pour des travaux réalisés entre 2005 et 2010 par l’une de ses entreprises. Sa famille serait également impliquée dans cette affaire puisque son fils aurait reçu 750 000 dollars d'un ancien officier qatari. 400 000 dollars auraient également été versés à l'un des employés de Warner. De bien généreux donateurs…

Le média britannique précise que ces mouvements d'argent ont été repérés dès l'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, une banque aux Iles Caïman ayant eu de forts soupçons. Le FBI a annoncé l'ouverture d'une enquête pour corruption présumée à l'encontre de Jack Warner, contraint à la démission en juin 2011, déjà lors d'une précédente affaire impliquant Mohamed Bin Hammam, candidat à la présidence de la FIFA face à Joseph Blatter. Reste à savoir si par ricochets, d'autres membres de l'instance ne vont pas se retrouver mêlés à cette affaire.

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Malick Bamba