Mercredi soir, Yaya Touré a été la cible de cris racistes de la part des supporters du CSKA Moscou, alors que son club de Manchester City affrontait la formation russe en Ligue des champions. Un nouveau dérapage dans un stade qui montre bien que ce phénomène est plus que jamais d’actualité.


Finalement, la victoire de Manchester City à Moscou, sur la pelouse CSKA (1-2), ne sera qu’anecdotique, car la bêtise a encore frappé dans une enceinte sportive. En pleine rencontre de Ligue des champions, Yaya Touré a été la cible de chants racistes et autres cris de singe de la part de pseudo supporters russes.

Une situation qui s’est répété durant tout le match, sans qu’aucune disposition ne soit prise par l’arbitre de la rencontre, mais qui n’a pas poussé l’international ivoirien a avoir de geste d’humeur. Maître de sang froid, ce n’est qu’après la rencontre que le milieu de terrain passé par la FC Barcelone a tenu à réagir aux attaques racistes dont il a été la cible.

« La haine ou le racisme ne m’affectent pas quand tellement de gens me montrent leur amour et leur soutien au quotidien. Je crois aux institutions du football, je sais que des dirigeants prendront leurs responsabilités et montreront un carton rouge au racisme« , a indiqué Yaya Touré sur son compte Twitter, dans un premier message en anglais, avant de poursuivre : « Il ne devrait plus y avoir de place dans les stades pour le racisme. Le football n’a ni couleur, ni religion, ni frontière. »

Des propos qui ont trouvé écho du côté du capitaine des Citizens, Vincent Kompagny, indigné par ces attaques envers son coéquipier, et qui a interpellé les instances du ballon rond afin que de réelles dispositions soient prises pour de telles situations.

Des dispositions, la FIFA tarde justement à en prendre. Car, si depuis les incidents qui ont poussé Kevin Prince Boateng à quitter un match au début du mois de janvier 2013 une Task Force a été mise en place pour tenter de trouver des moyens d’endiguer le racisme, les résultats se font toujours attendre. Preuve s’il en est, qu’à l’image du débat autour de la vidéo, ce dossier ne semble pas être une priorité.

Autant dire qu’il ne sera pas surprenant que de tels faits soient à nouveau signalés car, pour l’heure les seules sanctions financières prises à l’encontre des clubs semblent bien légères pour combattre ce fléau… et dans ce cas précis la bêtise de ces « fans » qui comptent dans leurs rangs un certains Seydou Doumbia, coéquipier de Yaya Touré en sélection ivoirienne.