L’affaire de la CAN 2025 continue de prendre une tournure toujours plus explosive. Cette fois, ce sont des avocats marocains qui passent à l’offensive… directement contre l’organisation du match Sénégal–Pérou samedi au Stade de France. Une rencontre qui doit être marquée par la présentation du trophée au public.
Selon plusieurs messages publiés sur X par Mourad Elajouti, président du “Club des avocats marocains”, deux mises en demeure ont été adressées : d’une part à la société d’exploitation du Stade de France, d’autre part au groupe GL Events, organisateur du match Sénégal-Pérou.
1/5 Nous avons adressé ce matin deux mises en demeure formelles à la Société d’Exploitation @StadeFrance ainsi qu’au groupe @GLEvents. En prêtant leur concours à une cérémonie basée sur un titre révoqué, ces entités engagent leur responsabilité directe.#onchomepas 😉 #senegal
— Mourad Elajouti (@Elajouti) March 27, 2026
En cause, la cérémonie prévue ce 28 mars par la Fédération Sénégalaise, qui entend présenter le trophée de la CAN au public malgré la décision de la CAF.
Pour les avocats marocains, cette célébration repose sur un titre désormais retiré au Sénégal. Ils évoquent même une “usurpation de titre” et un “trouble manifestement illicite”, s’appuyant sur le droit français pour justifier d’éventuelles poursuites.
La programmation officielle du 28 mars. #SenegalPerou | #FriendlyGame pic.twitter.com/ij6fMTzAVH
— Equipe du Sénégal (@GaindeYi) March 26, 2026
Une menace de séquestre du trophée
Le ton monte encore d’un cran avec une menace claire : saisir la justice en urgence pour obtenir la mise sous séquestre judiciaire du trophée.
Autrement dit, empêcher physiquement sa présentation au public tant que le litige n’est pas définitivement tranché.
Une démarche inédite dans le football africain, qui montre à quel point le dossier dépasse désormais le simple cadre sportif.
Un bras de fer juridique et symbolique
Cette nouvelle étape confirme que le conflit entre les deux camps s’intensifie. D’un côté, le Sénégal maintient sa célébration, considérant toujours avoir gagné sur le terrain et soutenant que la CAF ne lui a pas formellement retiré le trophée ni demandé de lui restituer. De l’autre, des acteurs marocains cherchent à faire appliquer strictement la décision rendue en appel.
Entre bataille juridique, communication musclée et symbole du trophée, l’affaire prend une dimension quasi diplomatique.
Une « bromance » mise à l’épreuve
Longtemps marquées par une certaine proximité et un respect mutuel, les relations entre Sénégalais et Marocains sont clairement mises à l’épreuve par cette séquence.
Et à mesure que les procédures s’enchaînent, une question commence à s’imposer : cette fracture laissera-t-elle des traces durables ?
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