Lundi soir, la FIFA et son président Joseph Blatter ont été les cibles de hackers. Les comptes Twitter de l’instance et du dirigeant ont été piratés et des messages ont été postés, faisant références aux récents scandales au sujet de l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022.


« Son excellence l’Emir du Qatar est la personne la plus généreuse qu’il m’ait été donné de rencontrer. Je ne m’excuse pas pour ce que j’ai fait. J’ai pris la meilleure décision pour la FIFA. » Le ton est donné. D’ordinaire calme et presque sans intérêt majeur, le compte Twitter de Joseph Blatter a soudainement agité le réseau social, lundi soir, avec une série de tweets pour le moins équivoques.

Si les messages portaient la signature du président de la FIFA, ils ont en réalité été postés par des pirates informatiques, qui s’en sont également pris au compte de la FIFA. « Et alors, quel est le problème si j’ai pris l’argent du prince qatari ? Je fais vivre ma famille« , pouvait-on encore lire avant que les tweets ne soient effacés.

Mais le mal est fait et ces quelques messages ont fait resurgir les derniers scandales en date qui avaient ébranlé l’instance et son plus haut dirigeant, notamment la corruption au sujet de l’attribution du Mondial 2022 au Qatar. Si l’on en croit les messages, ce serait un groupe de pirates syriens qui auraient fomenté cette cyber-attaque.

Le groupe de hackers serait proche du régime syrien de Bachar Al-Asad et aurait une nouvelle fois réussi un coup médiatique après avoir pris le contrôle de plusieurs grands médias aux Etats-Unis notamment, où CBS avait par le passé été victime d’une telle attaque. Ce piratage a en revanche eu le don de faire remonter ces soupçons de pots de vin qui pesaient sur Blatter et la FIFA.