Supercoupe d’Europe : Bounou et En-Nesyri, du rêve au cauchemar…

Manchester City soulève son premier trophée de la saison, le quatrième dans l’année. Mercredi, les Skyblues ont battu Séville en finale de Supercoupe d’Europe au stade Karaiskakis de Pirée (Grèce), au bout de la nuit (1-1, 5-4, ap. t.a.b.). Impressionnants une bonne partie de la rencontre, Youssef En-Nesyri, buteur, et Yassine Bounou, auteur de multiples parades décisives, auraient pu être les héros de leur équipe, mais les deux Marocains ont plié à l’arrivée, comme l’ensemble des Rojiblancos, devant l’ogre cityzen.

Auteur de son 18e but sur l’année civile toutes compétitions confondues avec Séville, soit plus que tout autre joueur actuel de Liga (Robert Lewandowski bloqué à 15), Youssef En-Nesyri a montré la voie aux Espagnols mercredi soir. L’attaquant des Lions de l’Atlas (61 sélections, 17 buts) a en effet ouvert le score sur un centre de la gauche d’Acuna, catapultant le ballon de la tête, à la base du poteau gauche, alors qu’il était monté plus haut entre Gvardiol et Aké (0-1, 25e).

En-Nesyri et Bounou, compagnons de misère

Mais, en seconde période, le gaucher d’1,92m n’a pas la même réussite face à Ederson. Servi dans l’axe par Ocampos, sur une contre-attaque menée à deux contre deux, il bute seul sur le gardien brésilien (50e). Une quinzaine de minutes plus tard, alors qu’il était parfaitement trouvé dans la profondeur côté gauche, tout juste après l’égalisation par Palmer (1-1, 63e), il récidive face au portier sorti à sa rencontre (64e). Il finit par céder sa place à Rafa Mir dans les arrêts de jeu, peu avant les tirs aux buts (90e+3).

Dans la même veine, Bounou a brillé dans ses cages, multipliant les arrêts (6 au total) en repoussant notamment une tête lobée d’Aké sur corner (8e), ou en se détendant parfaitement pour enlever une frappe enroulée de Palmer prenant la direction du but (69e). Mais le gardien en route pour l’Arabie Saoudite n’a réussi à détourner aucun tir lors de la séance des tirs aux buts. Les deux Lions de l’Atlas auraient sans doute mérité meilleur sort.

Supercoupe d’Europe : Bounou et En-Nesyri, du rêve au cauchemar…
Prudence Ahanogbe