Victoire obligatoire pour la Tunisie, ce samedi, face au Togo, lors de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2012. Le sélectionneur des Aigles de Carthage, Sami Trabelsi, est conscient de la tâche qui lui incombe. D’autant que le Malawi, en balance avec la Tunisie, joue sa peau au Tchad dans le même temps. « C’est vrai que cela ne dépend plus de nous. Nous avons laissé filer beaucoup trop de points dans la phase aller avant que j’arrive à la tête de l’équipe de Tunisie: une défaite face au Botswana et un nul (2-2) contre le Malawi après avoir mené par (2-0), les deux fois à domicile. Cela devient par la suite difficile à rattraper. Lorsque nous avons cherché à le faire, nous avons dû nous contenter d’un nul à Blantyre alors que nous y avions débarqué avec la sensation de devoir et pouvoir nous imposer. Vous savez, beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte dans ce dernier semi-échec, a expliqué le technicien sur le site de la CAF. Un net manque de compétition par rapport à notre adversaire. Depuis le 10 juillet, le championnat de Tunisie n’avait plus repris, alors que les Flames étaient en plein championnat, en phase retour je crois, lorsque nous les avions croisés le 3 septembre dernier. Et ce sont ces décalages dans les calendriers nationaux entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne qui nous jouent de mauvais tours.
Par ailleurs, les turbulences des bureaux fédéraux (cinq en cinq ans) et les changements de staffs techniques à la tête de l’équipe nationale (cinq sélectionneurs différents) ont ajouté à la baisse de régime du foot national. Je ne cherche pas là d’excuses à la contre-performance de Blantyre. J’assume entièrement la responsabilité de ce nul décevant (0-0) qui nous met dans une position très fragile. Ce jour-là, il nous a manqué l’homme capable d’adresser la passe décisive dans les 30 derniers mètres. Dans le genre Darragi ou Msakni, suspendus
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