Après Cotonou en 2009, c’est à domicile que les Lions de la Térenga remportent leur deuxième trophée de l’intégration. Dimanche le Sénégal est venu à bout du Mali par un score étriqué de 1-0. Une rencontre émaillée d’échauffourées


(de notre correspondant)

94e minute c’est le temps auquel Stéphane Badji, N° 17 reprend victorieusement un ballon de corner mal repoussé par la défense malienne. Si le temps additionnel a été aussi long, c’est en grande partie dû aux échauffourées qui ont jalonnées principalement la seconde mi-temps. Tout est d’abord parti d’une histoire de gangs du portier malien ramassés par un sénégalais. Pendant que l’arbitre Bissau-guinéen, Fidel Gomes gérait la situation, tout le staff technique malien est monté sur la pelouse. Le directeur de la partie calme les nerfs et relance la finale.

Mais à la touche, les Maliens continuent de contester les décisions arbitrales au point où Fidel Gomes a fini par exclure le soigneur des Aigles. Ce dernier voulant rejoindre le vestiaire, après moult interventions, se met à marcher sur le rectangle vert. Khadim N’Diaye, le gardien sénégalais le pousse de l’aire du jeu. Et une bagarre rangée entre entraîneurs et joueurs éclate. Finalement, c’est Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football qui est descendu de la tribune officielle pour calmer les différents protagonistes. Les Maliens, au fond, récusaient l’arbitre parce qu’ils ont été en définitive les seuls à écoper de deux cartons jaunes alors que la rencontre était trop heurtée. Ils ont perdu certains de leurs joueurs sur blessure.

Au finish, la compétition ne s’est pas achevée en queue de poisson. Les Maliens ont encaissé leur but après les échauffourées. Pour Pape Diouf, l’ex président de l’Olympique de Marseille et parrain de cette 5e édition du tournoi de l’UEMOA qui déplore les incidents de fin du tournoi, il y a des individualités qui ont tapé dans l’œil au cours de la semaine: « J’avoue qu’il y a eu quelques individualités dans les rangs du Burkina Faso et du Sénégal. Au Burkina, le N°9 (NDLR : Adama Plange) a été très bon. Au Sénégal aussi, certains garçons se sont révélés. » Même sentiment qui anime à la fin de la compétition, le président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé : « Il y a eu beaucoup d’engagements durant la compétition. La jeunesse de l’union s’est bien comportée en dépit d’un petit incident. Je suis particulièrement très satisfait pourvu que ce tournoi continue », dixit le Malien.

Le Sénégal succède donc au Niger au palmarès et devient la seconde nation après la Côte d’Ivoire à gagner deux fois le trophée de l’intégration.