La fédération internationale de football évoque un remaniement possible du système de sélection. Il serait basé sur le principe de rotation entre les continents. La tenue d’un nouveau vote réclamés par le Premier ministre de Nouvelle-Zélande et les Sud-africains a été refusée.


Le président de la Fédération internationale de football (FIFA) Sepp Blatter dont le coeur penche du côté de l’Afrique, a envoyé une lettre aux membres du comité exécutif de la fédération internationale de football, en vue d’organiser une réunion le 3 août. A l’ordre du jour : un remaniement du système de sélection assurant une sorte de rotation intercontinentale pour l’organisation des coupes du Monde. La question d’une limitation des candidatures par confédération devrait être également évoquée.

La victoire  » in extremis  » de l’Allemagne sur l’Afrique du sud (12 voix contre 11) pour l’organisation de la coupe du Monde 2006, n’a pas seulement frustré un continent et provoqué la polémique au sein de l’instance internationale de football, la FIFA. Elle a visiblement jeté le trouble dans l’esprit de l’équipe dirigeante, au point de poser la question d’une modification radicale des règles du jeu.

Europe : 10 – Afrique : 0

« La FIFA ne doit pas recommencer à confier l’organisation de la Coupe du Monde aux mêmes continents, mais au contraire confier la reine des compétitions aux différentes confédérations « , a écrit Sepp Blatter dans la lettre destinée aux 24 membres du comité exécutif de la fédération internationale de football. On ne peut plus clair.

Cette prise de position du patron de la FIFA épouse à la lettre les propositions de la confédération africaine écoeurée par l’issue du vote de la semaine dernière, où nombres de voix sont soupçonnés d’avoir été monnayés sous formes de stages, créations d’écoles de football et autres aides structurelles…

Charles Dempsey, représentant de l’Océanie, dont l’abstention a mis fin au rêve sud africain, a justifié son choix par des  » pressions insupportables «  et des  » menaces «  émanant de  » cercles influents européens « . Ces déclarations ont amené le Premier ministre néo-zélandais, relayé par le président du comité de candidature sud-africain, à demander – en vain – la tenue d’un nouveau vote.

Lennart Johannsson, président de la confédération européenne, l’UEFA, s’est dit favorable à une candidature africaine en 2010 si le principe de la rotation était retenu.

Avec 10 compétitions mondiales contre 0 pour l’Afrique, difficile d’imaginer comment les instances européennes pourraient s’y opposer.