Pan Afrique
Mondial 2018 : l’équipe-type africaine
Pas facile d’établir une équipe-type après un Mondial aussi dramatique pour le continent. Malgré tout, plusieurs joueurs des 5 représentants africains ont su tirer leur épingle du jeu et en fin de compte, Afrik-Foot est fier de vous présenter son équipe-type du Mondial 2018.

- Munir Mohand (Maroc)

Il n’a pas eu énormément de boulot mais, à chaque fois, le gardien a eu le mérite de répondre présent en réalisant l’arrêt décisif qui a maintenu son équipe en vie. On pense à sa double parade exceptionnelle sur le contre iranien avant la mi-temps ou encore à cet arrêt devant Guedes face au Portugal (0-1). Et puis difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur les 4 buts encaissés par le Maroc.

- Victor Moses (Nigeria)

Probablement le plus régulier des Nigérians sur ce Mondial. Contre la Croatie (0-2), il aura été le seul Super Eagle à tenter de sonner la révolte mais il a manqué de soutien. A nouveau très actif contre l’Islande (2-0), il distille une passe décisive pour Musa. Un peu plus en difficulté contre l’Argentine (1-2), le piston droit de Chelsea signe tout de même une grosse débauche d’énergie avec des retours salvateurs en défense et le but du 1-1 sur penalty.

- Mehdi Benatia (Maroc)

Très attendu, le défenseur central a tenu son rang en livrant des prestations solides contre l’Iran et le Portugal (deux défaites 1-0), les buts encaissés n’étant pas de sa responsabilité. En bon capitaine, le Marocain n’a pas hésité à dépasser sa fonction pour porter le danger aux avant-postes. En vain… Il a ensuite été laissé au repos pour le match sans enjeu contre l’Espagne.

- Salif Sané (Sénégal)

La grosse surprise de cette équipe-type. Kara Mbodj à peine remis d’une longue convalescence, Aliou Cissé lui a préféré le polyvalent défenseur central d’Hanovre 96 et celui-ci lui a pleinement rendu sa confiance en bouclant trois matchs très propres, à l’image de ses 100% de duels remportés contre le Japon (12 sur 12). Son futur club, Schalke 04, tient une recrue très intéressante.

- Youssouf Sabaly (Sénégal)

Malgré l’élimination des Lions, le latéral gauche sort d’un Mondial très remarqué. Solide dans son couloir et omniprésent dans le pressing, il a par exemple totalement muselé Cuadrado lors du match contre la Colombie (0-1). D’ailleurs, les Lions ont plié lorsqu’il n’était plus là, sur le corner suivant sa sortie sur blessure… Enorme contre le Japon, le Bordelais est déterminant sur les deux buts marqués par son équipe (2-2). Décidément aussi bon à droite qu’à gauche !

- Nordin Amrabat (Maroc)

Aligné comme latéral droit contre l’Iran puis un cran au-dessus ensuite, le polyvalent Marocain a impressionné par sa combativité : victime d’une commotion cérébrale, il a joué dès le match suivant, jetant son casque de protection en pleine partie ! C’est lui qui a souvent pris les choses en main et initié les actions de sa sélection. Un engagement énorme, parfois excessif certes (rappelez-vous, ces griffures sur le ventre de Raphaël Guerreiro), qui aurait mérité d’être récompensé par un but mais il a trouvé la barre contre l’Espagne.

- Oghenekaro Etebo (Nigeria)

Auteur d’un malheureux but contre son camp face à la Croatie, le milieu de terrain s’est ensuite remis la tête à l’endroit pour tirer son épingle du jeu dans un entrejeu nigérian où le capitaine John Obi Mikel a déçu. Sa qualité de percussion a fait mal contre l’Argentine.

- Gana Gueye (Sénégal)

Un très bon Mondial pour le milieu de terrain, très actif que ce soit dans la récupération ou la construction avec en point d’orgue sa prestation XXL contre la Colombie. C’est lui qui décoche la frappe qui aboutit au CSC de Cionek contre la Pologne (2-1), le premier but du Sénégal en Russie.

- Mohamed Salah (Egypte)

Que les choses soient claires, on attendait plus du Pharaon et son Mondial a de toute évidence été gâché par sa blessure à l’épaule. Celle-ci l’a conduit à louper le premier match, et dans la foulée, c’est toute sa sélection qui a pris l’eau. Reste que, même diminué, l’ailier de Liverpool a confirmé qu’il était le seul capable de réveiller l’Egypte offensivement, initiant la plupart des actions. Plutôt décevant dans le jeu mais très correct en termes de stats (2 buts en 2 matchs). Buteur sur un penalty qu’il a lui-même obtenu contre la Russie (1-3) puis auteur d’un petit piqué maîtrisé contre l’Arabie Saoudite (1-2).

- Wahbi Khazri (Tunisie)

Préservé durant la préparation en vue du Mondial, le Rennais a raté son entame face aux Anglais (1-2) mais le milieu offensif s’est montré irréprochable par la suite avec à chaque fois un but et une passe décisive contre la Belgique (2-5) puis le Panama (2-1). Un vrai capitaine avec une importance capitale dans le jeu de la Tunisie.

- Ahmed Musa (Nigeria)

Il a commencé le Mondial comme remplaçant, mais l’attaquant nigérian a très vite récupéré sa place de titulaire. Relancé contre l’Islande (2-0), le Super Eagle a mis tout le monde d’accord en signant un doublé qui a redonné espoir à son pays tout en faisant de lui le 3e meilleur buteur africain de l’histoire en Coupe du monde (4 buts). Contre l’Argentine encore, ses qualités de vitesse et de percussion ont mis le feu en contre.

- Ils auraient pu faire partie de cette équipe : Francis Uzoho (Nigeria), Leon Balogun (Nigeria), Fakhreddine Ben Youssef (Tunisie), Mbaye Niang (Sénégal).


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