Démissionnaire mardi du poste de sélectionneur de l’Algérie, Milovan Rajevac aurait été précipité dans sa décision par le comportement de ses joueurs, qui lui auraient fait part de leur mécontentement dans le vestiaire après le match nul face au Cameroun (1-1), avant de provoquer une réunion d’urgence auprès du président de la Fédération (FAF), Mohamed Raouraoua. Une version que nuance l’intéressé.

« Les joueurs n’ont aucune responsabilité dans cette affaire. Il y a des choses qui se passent dans les vestiaires, et cela est une chose tout à fait normale, qui se déroule dans les stades du monde, que ce soit en clubs ou au sein des équipes nationales« , a assuré le dirigeant à la télévision algérienne. « Il y a toujours dans l’intimité des vestiaires des discussions, parfois houleuses, mais les choses se calment toujours, et prennent fin avec la fin de la rencontre. Et c’est ce qui s’est passé cette fois. En réalité, l’entraîneur a constaté, hélas, que le courant ne passait pas avec les joueurs, d’une part. Et d’autre part, on s’est montré très exigeants avec lui. » Une autre version des faits soutient que Rajevac a réclamé la tête de certains joueurs à son patron. N’ayant pas obtenu gain de cause, il aurait préféré démissionner.