Les supporters des Panthères ont passé une triste soirée dimanche. Ils se sont lamentés, ont gémi et pleuré après l’élimination du Gabon de la CAN, battu (5-4) par le Mali à l’épreuve des tirs aux but. Libreville ressemblait à une ville en deuil après cette rencontre, les dieux du football ayant abandonné Pierre Emerick Aubameyang et ses coéquipiers.


(de notre correspondant)

Les supporters des Panthères sont en euphorie quand Eric Mouloungui ouvre la marque pour le Gabon. Ils jubilent et lancent des cris de joie partout dans les quartiers de Libreville. Mais l’euphorie n’a pas duré. Le calme est revenu rapidement dans la ville avec l’égalisation du Mali (1-1) par Diabaté à 7 minute de la fin du temps règlementaire.

Dans les bars et les salons, où les supporters suivaient la rencontre devant le petit écran, l’on observe un silence de mort. Aucun joueur n’arrive à libérer l’équipe nationale et ce jusqu’à la fin des prolongations. L’enthousiasme des premières rencontres commence à faire place à l’angoisse et au doute. Les Maliens semblent avoir trouvé la solution à l’équation gabonaise. Ils ont nivelé le match et fermé leur boutique.

Quand Pierre Emerick Aubameyang rate son coup au cours de l’épreuve des tirs au but, les supporters commencent à lancer des cris de désespoir. Leur douleur atteint son comble au coup de sifflet final de la rencontre. Certains supporters se jettent au sol en pleurant, tandis que d’autres maudissent Pierre Emerick Aubameyang et le coach Gernot Rohr, qui selon eux sont les principaux responsables du faux pas des Panthères.

« C’est triste. Nos joueurs n’ont pas démérité. Nous sommes très déçus. Le coach n’aurait pas du faire sortir Daniel Cousin et l’absence de Stéphane Nguéma nous a également pénalisé. En plus Pierre Emerick Aubameyang n’était pas à son meilleur niveau ce soir« , a lancé un supporter de l’équipe nationale, sa tête entre les deux mains.

Les Maliens de la ville n’ont pas fêté la victoire de leur équipe. Ils ont fermé leurs magasins et leurs maisons d’habitation, craignant les débordements de colère des supporters de l’équipe nationale. Il y a eu quelques bagarres de la rues entre les supporters des deux camps, après le match, mais sans blessures ni autres conséquences majeures.

Rappelons qu’en 1996, l’équipe nationale du Gabon a été également éliminée en quarts de finale, toujours à l’épreuve des tirs aux buts.

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