Au terme d’un long feuilleton et au prix de démarches exceptionnelles et coûteuses comme le recours à des jets privés, la plupart des sélections africaines ont finalement pu compter sur leurs joueurs expatriés en Europe, et en particulier en France, pour les 5e et 6e journées des éliminatoires de la CAN 2021. Critiquée pour son silence dans ce dossier, la Confédération africaine de football (CAF) assure avoir participé aux discussions et joué un rôle dans la dérogation accordée au dernier moment par les autorités françaises aux joueurs africains.

«Ceci est une rapide mise au point relative à la tenue des matchs en Afrique, notamment les discussions concernant la libération des footballeurs africains d’Europe et d’ailleurs, au cours de la trêve internationale FIFA de mars. Comme vous le savez, après des discussions fructueuses avec le gouvernement français et la Fédération Française de Football, nous avons finalement obtenu l’exonération de septaine pour les joueurs étrangers issus du continent africain mis à disposition de leur équipe nationale», a écrit le nouveau secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, ce dimanche dans un communiqué.

«Les résultats obtenus sont l’aboutissement d’un travail de collaboration, d’une part, entre le Président Infantino et la FIFA et d’autre part, le Président Motsepe et moi-même, en ma qualité de secrétaire général», a assuré le dirigeant. «La libération de joueurs africains basés en Europe et dans d’autres continents est essentielle pour la performance des équipes nationales africaines. Elle assure également la qualité et le respect des standards de niveau mondial de la Coupe d’Afrique des Nations ainsi que la compétitivité des équipes nationales africaines à la Coupe du monde de la FIFA.»

Reste à savoir si le son de cloche sera le même du côté des fédérations africaines, qui ont souvent eu l’impression de se retrouver livrées à elles-mêmes face aux clubs européens. A la décharge de la CAF, cette problématique est survenue durant une période de «passation de pouvoir»