Après un an d’absence pour cause de coronavirus, les éliminatoires de la CAN 2021 reprennent leurs droits avec 48 matchs au programme entre le 11 et 17 novembre. Entre les joueurs qui seront inévitablement testés positifs au covid-19 (comme on l’a vu le mois dernier) et les restrictions de déplacement en vigueur à travers le monde, il n’est toutefois pas exclu que la tenue de plusieurs matchs soit menacée.

Réuni vendredi, le comité d’urgence de la Confédération africaine de football (CAF) a adopté plusieurs mesures visant à anticiper les différents cas de figure. Alors que le calendrier des prochains mois s’annonce très chargé pour les sélections africaines, avec le coup d’envoi des éliminatoires du Mondial 2022 à partir de mai prochain, la priorité absolue consiste à éviter les reports. Pour ce faire, l’instance panafricaine a adopté une série de mesures draconiennes qui laissent planer la menace de défaite par forfait pour les sélections les moins prévoyantes ou les plus touchées.

Premièrement, «tout match devra être joué si l’équipe compte au moins onze (11) joueurs (dont un gardien de buts) et quatre (4) remplaçants», a annoncé l’instance.

Ensuite, «dans le cas où une équipe ne peut se rendre sur le lieu du match ou recevoir un match du fait des restrictions de voyage ou autres motifs liés à la COVID-19, elle sera considérée comme ayant perdu le match 2-0.»

Enfin, «si une équipe ne dispose pas du nombre minimum de joueurs requis, soit onze (11) joueurs (dont un gardien de buts) et quatre (4) remplaçants), elle sera considérée comme ayant perdu le match 2-0.»

Ces différents points expliquent pourquoi plusieurs sélections ont opté pour des listes très élargies afin de disposer d’au moins 15 joueurs même en cas de contaminations massives au sein de la délégation. Par ailleurs, la CAF a annoncé que, comme en Europe, 5 remplacements sont désormais autorisés pour chaque équipe.

Sur le même sujet : la CAF assouplit les huis clos !