Retraité depuis près d’un an, Didier Drogba a été sollicité par son club de cœur, Chelsea (où il a évolué de 2004 à 2012), pour enfiler le costume d’entraîneur, soit dans les catégories de jeunes, soit pour intégrer le staff de Frank Lampard. Mais la légende ivoirienne a refusé puisque celle-ci caresse de toutes autres ambitions.

«Être entraîneur, ça ne m’intéresse pas. Je suis un leader, ma vision est plus grande que le simple rôle d’entraîneur. Un entraîneur a un impact sur un club. Moi l’impact que je veux avoir, c’est sur une nation», a insisté l’ancien buteur jeudi à Abidjan dans le cadre d’une rencontre avec des hommes d’affaires à HEC.

Pas de carrière en politique

L’ancien capitaine des Eléphants a ensuite réaffirmé son intérêt pour le poste de président de la Fédération ivoirienne (FIF), dont les élections sont programmées au mois de novembre. «En Côte d’Ivoire, il y a des personnes très compétentes qui peuvent m’accompagner sur ce projet», a-t-il répondu à ceux qui craignent que son manque d’expérience à ce poste soit préjudiciable. «Je veux qu’on repense le football avec une vision nationale pour (le) développer. Les moyens sont là, il y a le talent, il y a le potentiel, il est sous-exploité.»

Comme une autre légende fraîchement retraitée, Samuel Eto’o, Drogba exclut en revanche tout destin politique à la George Weah : «Non, vraiment, aujourd’hui, ça ne fait pas partie de ma vision, de mon plan. On n’a pas besoin d’être chef d’Etat pour aider au développement de son pays.»