Mohamed Salah a renoué avec ses meilleurs jours de Liverpool dans la nuit de dimanche à lundi. Le Roi Égyptien a pris les choses en main pour assurer le renversement de l’Égypte face à la Nouvelle-Zélande (3-1), lors de la deuxième journée du Groupe G de la Coupe du Monde, à Vancouver. La sélection africaine a ainsi décroché sa toute première victoire dans l’histoire des Coupes du monde.
Pour y parvenir, elle a pu compter sur son grand joueur. Le capitaine et numéro 10, après une première mi-temps effacée, a surgi pour marquer un beau but en rentrant dans l’axe depuis le côté droit, confirmant le retournement de situation. Sur un corner frappé sur le premier poteau, il a ensuite délivré la passe décisive à Mahmoud Trézéguet pour le troisième but. Auparavant, Mostafa Ziko avait égalisé, et c’est Finn Summan qui avait ouvert le score pour la Nouvelle-Zélande.
Meilleur buteur égyptien en Coupe du monde avec trois réalisations, il en avait signé deux en 2018, Salah est aussi le seul Égyptien à avoir marqué lors de deux éditions différentes. Il a finalement endossé le costume de héros après que les Pharaons avaient dû s’en remettre à des joueurs moins médiatiques.
Nouvelle-Zélande – Égypte : le déroulé du match
Sur le plan comptable, la première mi-temps fut relativement équilibrée, mais la Nouvelle-Zélande y fut supérieure. L’Égypte peina offensivement, avec peu d’alternatives pour impliquer ses meilleurs éléments. Les All Whites, dans leur style direct et vertical, exigèrent deux arrêts de Mostafa Shobeir avant le but de Summan.
Ce scénario s’inversa totalement après la pause. En dix minutes, l’Égypte avait déjà cadré plus de frappes que lors des 45 premières. Égalisation à la 57e, renversement à la 66e. La sélection égyptienne s’était métamorphosée, passant d’une équipe sans ressources à un bloc intense et conquérant. La Nouvelle-Zélande, qui avait failli doubler la mise avant de voir Shobeir sortir un arrêt décisif dès la 51e minute, accusa le coup et ne se releva jamais.
Salah brille après les héros de l’ombre
Le retournement signé du Roi Égyptien n’aurait pas été possible sans les prestations de ses coéquipiers. Le numéro 10 était transparent, mais Emam Ashour et Ziko tenaient le rang. Le premier, qui avait déjà marqué un beau but pour arracher le nul contre la Belgique lors de l’entrée en lice, délivra l’avant-dernière passe, ouvrant sur le côté droit pour que Mohamed Hany centre sur l’égalisation.
Ziko, avant d’inscrire son but de la tête, avait failli marquer lorsque Summan dégagea sur sa ligne un tir qui semblait rentrer, au moment précis où les Égyptiens commençaient à hausser le ton.
Salah surgit ensuite pour faire la différence, illustrant la supériorité technique de l’effectif. Il profita d’une remise de Ziko dans la surface pour conclure en un contre, avant sa frappe placée dans le petit filet. Lors du premier match, le crack avait bien fourni la passe décisive pour Ashour, mais sans se montrer véritablement décisif. Désormais, s’il marque un nouveau but, il rejoindra Hossam Hassan, son sélectionneur actuel, au rang de meilleur buteur de l’histoire de son pays.
Chosen by the fans: Mohamed Salah, your Superior Player of the Match. 👑
— FIFA World Cup (@FIFAWorldCup) June 22, 2026
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Marmoush attend toujours son heure
Si l’idole de Liverpool a enfin trouvé le chemin des filets, l’autre grand joueur des Pharaons en Coupe du monde peine à se montrer. Omar Marmoush, de Manchester City, a tenté de peser sur les matchs mais sans jamais conclure : huit frappes sur les deux rencontres, zéro but.
Seulement la moitié de ses tentatives ont été cadrées depuis l’intérieur de la surface, ce qui prouve que le problème ne vient pas uniquement de lui. Attaquant de pointe bâti sur la vitesse et les appels en profondeur, il n’a tout simplement pas reçu les passes et les longs ballons qui l’auraient mis dans les meilleures conditions.
Pour un joueur de son calibre, cependant, on en attend davantage. Il aura l’occasion de se racheter lors de la prochaine journée face à l’Iran, puis en seizièmes de finale, où l’Égypte est désormais quasiment assurée de figurer, ce serait leur première participation à une phase éliminatoire depuis que la formule à poules existe, sachant qu’en 1934, éliminée dès leur premier match, la compétition débutait directement en huitièmes de finale.
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