L’équipe de France est arrivée mercredi à Polokwane où elle affrontera jeudi 17 juin à 20h30 le Mexique de Javier Aguirre. Les deux équipes se livreront un match décisif pour la qualification en huitièmes de finale, après leurs matches nuls respectifs lors de la première journée du groupe A. On s’attend donc à un match très accroché entre les deux équipes qui joueront leur avenir dans cette Coupe du monde.


C’est un match compliqué qu’engageront jeudi à 20h30 la France et le Mexique dans l’enceinte du stade Peter-Mokaba. Dans un groupe 1 serré, gare au faux-pas. Deux matches nuls lors de la première journée, la deuxième rencontre constituera donc un tournant décisif pour la qualification en huitièmes de finale.

On décèle déjà la tension à l’approche de la rencontre. Sur le site de la fédération française de football, Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus reconnaît le caractère décisif de ce match. Il revient également sur la sélection des Aztèques. « Le Mexique, c’est une très, très bonne équipe, quand elle joue, qu’elle accélère, qu’elle a le monopole du ballon, elle peut déstabiliser n’importe quelle équipe. Il faut leur enlever le monopole du ballon pour avoir une chance de ne pas subir », explique l’ancien entraîneur des Espoirs. Les coéquipiers du vétéran Cuauhtemoc Blanco auront à cœur de ne rien lâcher.  « On ne va pas jouer contre leurs stars, on va jouer à 11 contre 11. Nous devons être des guerriers », a averti le milieu de terrain mexicain Gerardo Torrado en conférence de presse. C’est donc dans un contexte tendu que les deux équipes rentreront sur le terrain.

Des changements attendus pour les Bleus

Des changements sont attendus du côté de l’attaque des vice-champions du monde. Anelka n’a pas convaincu en attaquant de pointe, n’ayant cadré aucun tir au cours des quatre dernières rencontres. Thierry Henry, le capitaine devenu remplaçant de luxe, pourrait donc devenir le sauveur de toute une nation. Un rôle que pourrait tout aussi bien assumer Florent Malouda. Le milieu de Chelsea, mis à l’écart contre l’Uruguay, devrait retrouver l’aile gauche de l’attaque française. Enfin, Yoann Gourcuff perdrait sa place au milieu de terrain, remplacé par un Franck Ribéry repositionné dans l’axe. Le Bordelais a éprouvé des difficultés à prendre le jeu à son compte lors des dernières sorties des Bleus. C’est donc vers un 4-2-3-1 que pencherait Raymond Domenech. La défense quant à elle, jugée solide contre la Céleste, sera très certainement reconduite, à un détail près. Squillaci pourrait s’immiscer dans le onze, à la place de Gallas.

Face à cette sélection, les partenaires de Rafael Marquez ont réaffirmé cette semaine leur volonté de vaincre. « On sait qu’on a une bonne équipe et qu’on peut gagner conter la France. On jouera pour gagner », a déclaré Carlos Vela, l’attaquant mexicain d’Arsenal, suite au match nul contre les Bafana Bafana. Los Tri évolueront dans un 4-3-3 offensif, avec le virevoltant Giovani à la baguette côté droit. Contre l’Afrique du Sud, les hommes d’Aguirre avaient largement dominé dans la possession du ballon (58%), usant des passes latérales et poussant leurs adversaires à courir après le ballon. Le jeu sera donc bien différent pour les Bleus qui sort d’un match contre une équipe d’Uruguay regroupée et opérant en contre.

C’est très certainement le principal point commun entre les deux équipes lors de leur première rencontre. La possession du ballon était en leur faveur, mais la concrétisation des actions offensives n’était pas au rendez-vous. Les Bleus ont éprouvé des difficultés à combiner devant, à trouver Nicolas Anelka dans la profondeur pour déstabiliser la défense adverse. Face aux hommes de Carlos Alberto Parreira, l’entraîneur sud-africain, c’est d’un défenseur central qu’est venu le salut. L’excellent Rafael Marquez concrétisait un corner rapidement joué en deuxième période. « On a dominé la première période mais on n’a pas concrétisé au tableau d’affichage et on l’a payé par la suite » reconnaît Aguirre. Les attaquants mexicains n’ont pas été à la fête donc. Ni Guillermo Franco, ni Javier Hernandez, le petit prodige de Manchester United, qui le remplaça en tant que buteur, n’ont réussi à tromper la vigilance de la défense sud-africaine. Seules les percussions de l’ailier de Galatasaray, Giovani, ont réussi à créer le danger.

C’est donc du côté de l’efficacité offensive que réside la clé de cette rencontre entre deux équipes déjà sous pression. Reste à voir si les changements apportés par l’entraîneur français permettront d’inscrire un but de plus que la sélection des Aztèques.

 Les équipes probables

 France: Lloris – Sagna, Gallas, Abidal, Evra (cap.) – Toulalan, Diaby, Govou, Ribéry, Malouda – Nicolas Anelka

 Mexique: Perez – Juarez, Marquez (cap.), Rodriguez, Salcido – Torrado, Aguilar, Osorio – Giovani, Franco, Vela