Le temps passe et, du côté de la Confédération africaine de football (CAF), on doit vraiment se demander comment on va parvenir à sortir de la boîte de Pandore générée par la finale retour de la Ligue des champions 2018-2019 entre l’Espérance Tunis et le Wydad Casablanca, définitivement interrompue à la 60e minute.

Rappelons que le comité exécutif de la CAF, qui avait décidé de faire rejouer le match sur terrain neutre, a été déjugé par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) la semaine dernière. Le TAS a demandé à la CAF de réexaminer ce dossier via ses organes compétents et c’est la commission de discipline qui va s’y coller ce mercredi. Celle-ci va-t-elle oser aller à l’encontre de la décision prise en juin par le comité exécutif (match à rejouer sur terrain neutre) ?

Une affaire loin d’être terminée…

Ce n’est pas impossible. D’abord parce que la décision du Comex avait suscité de grosses divergences en interne et le président Ahmad avait dû utiliser toute sa force de persuasion en faisant passer son choix en force. Il y a ensuite des raisons d’agenda : l’édition 2019/20 de la LdC reprend vendredi et caser cette rencontre dans un calendrier déjà très chargé a tout du casse-tête.

Surtout que l’équité sportive est menacée puisque le mercato est passé par là et, d’un côté comme de l’autre, les effectifs ne sont plus les mêmes que ceux de mai. Voilà qui pourrait donner lieu, si la CAF décide de faire rejouer le match, à de nouveaux recours devant le TAS… Et c’est là justement l’ultime point qui pourrait freiner la commission de discipline : à quoi bon prendre une décision (faire rejouer le match) que le TAS risque d’annuler quelques semaines plus tard ?  Les membres de l’instance vont devoir trancher…