Quatre ans après l’épopée historique du Maroc à la Coupe du monde 2022, Younès Belhanda n’a toujours pas digéré son absence au Qatar. Dans un entretien accordé à Daniel Riolo, l’ancien international marocain a révélé avoir quasiment boycotté les matchs des Lions de l’Atlas durant le tournoi, incapable de surmonter sa déception. Et Walid Regragui reste dans son viseur.
Aujourd’hui âgé de 36 ans et évoluant à Al-Sailiya, au Qatar, l’ancien champion de France avec Montpellier a livré des confidences particulièrement amères. Figure importante de la sélection marocaine dans les années 2010, Belhanda avait progressivement perdu sa place après le départ d’Hervé Renard, entre blessures et émergence d’une nouvelle génération.
« Jusqu’à maintenant, je lui en veux »
« J’ai quasiment pas regardé la sélection jouer. La Coupe du Monde, je l’ai pas regardée. Ça a été une douleur… Je voulais faire cette Coupe du Monde et m’arrêter là », a confié Belhanda à Daniel Riolo.
L’ancien milieu offensif n’a pas davantage caché son ressentiment envers Walid Regragui, qui avait choisi de ne pas le retenir dans sa liste définitive.
« Jusqu’à maintenant, je lui en veux. Parce que j’ai pas compris. »
Plus surprenant encore, Belhanda reconnaît avoir été totalement indifférent aux exploits historiques de ses compatriotes.
« Et quand ma famille regardait les matchs, je m’en foutais. Je regardais même pas. »
Sa frustration s’explique notamment par les circonstances de son éviction. Après trois années d’absence, Belhanda avait été rappelé en septembre 2022 pour deux rencontres amicales de préparation au Mondial. Une convocation qui avait forcément ravivé ses espoirs.
À l’époque, le joueur d’Adana Demirspor réalisait une excellente saison en Turquie, finalement conclue avec 12 buts et 7 passes décisives. Mais à 32 ans, il avait déjà perdu du terrain face à une concurrence plus jeune.
Des propos qui passent mal au Maroc
Walid Regragui avait notamment privilégié des profils comme Azzedine Ounahi et Bilal El Khannouss, symboles du renouvellement de l’entrejeu marocain. Un choix finalement payant, puisque les Lions de l’Atlas avaient atteint les demi-finales, une première historique pour une sélection africaine.
Sur les réseaux sociaux, les déclarations de Belhanda suscitent des réactions particulièrement critiques chez les supporters marocains. Beaucoup lui reprochent son incapacité à se réjouir du parcours de son pays et estiment que ses propos révèlent une mentalité néfaste qui confortent rétrospectivement le choix de Regragui.
Déjà réputé pour son caractère difficile au cours de sa carrière, Belhanda risque donc de ne pas améliorer son image avec cette sortie.
La panenka de Diaz “arrangée” ?
L’ancien Lion de l’Atlas s’est également exprimé sur un autre épisode brûlant du football marocain : la panenka manquée de Brahim Diaz face au Sénégal en finale de la CAN 2025. Et sa théorie risque de faire parler.
« Je pense qu’ils se sont arrangés sur le penalty. Je pense que Brahim Diaz lui a dit qu’il allait faire ça », a-t-il avancé, laissant entendre qu’un accord aurait pu intervenir entre le Madrilène et le gardien sénégalais Édouard Mendy.
« La réaction des Sénégalais sur le penalty, ils ne sont pas surpris. Tu connais les émotions d’une finale », a-t-il poursuivi, avant de nuancer : « Il n’y a pas de preuves, c’est un sentiment. »
Une hypothèse qui avait déjà circulé chez de nombreux observateurs durant cette finale rocambolesque, sans qu’aucun élément concret ne permette de l’étayer.
Par ailleurs, le joueur ne manque toujours pas de confiance en ses capacités. Dans ce même entretien, il a également assuré qu’il se verrait encore titulaire dans plusieurs clubs de Ligue 1, citant notamment Lille, Marseille et Lyon. Une ambition qui ne devrait pas manquer de faire réagir, elle aussi.
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