Contesté depuis son arrivée à la présidence de la Fédération nigériane (NFF) en septembre 2014, Amaju Pinnick continue de faire débat. La semaine dernière, la haute cour régionale de Jos a invalidé l’élection du dirigeant et demandé son remplacement par son concurrent d’alors, Chris Giwa. Alors que les partisans de ce dernier avaient prévu d’investir les bureaux de la NFF, les forces de l’ordre ont pris les devants lundi en se plaçant à l’entrée du bâtiment et en filtrant les entées, en autorisant seulement les membres actuels de la NFF à entrer.

Dans le même temps, la FIFA n’a pas tardé à réagir. « La décision de la haute cour de Jos, si elle est appliquée, serait surement considérée comme une ingérence dans les affaires internes de la NFF, et le cas serait porté devant les plus hautes autorités de la FIFA pour envisager une sanction, notamment une suspension de la NFF« , met en garde une correspondance de l’instance dirigeante du ballon rond signée par le secrétaire général de la FIFA, Markus Kattner. Alors que la NFF a fait appel de la décision de la haute cour, le football nigérian encourt une suspension qui pourrait priver sa sélection des moins de 23 ans des Jeux Olympiques cet été et surtout les Super Eagles d’une qualification au Mondial 2018.