Après son triplé face à Nice (4-2), André Ayew est en train de faire oublier son père, l’illustre Abedi Pelé. Â Marseille, tout le monde est sous le charme, à commencer par Michel Estevan, l’ancien entraîneur d’Arles-Avignon où le Ghanéen était prêté la saison dernière. « Il a un moral à toute épreuve, sans doute parce qu’il n’a jamais rien eu de facile, dû à la carrière de son père. Il avait un nom et a voulu se faire un prénom, prouver aux yeux de tous que le fils aussi pouvait réussir. Sur le terrain, il ne lâche rien, c’est un gros battant. Malgré son petit gabarit, il est puissant. Il peut faire la différence sur vingt mètres. Et comme tous les gauchers, il a ce toucher de ballon… Son petit défaut, parfois il s’économise. Il a tendance à attendre que le ballon arrive. Plus il est actif, mieux c’est !, a affirmé Estevan à L’Equipe. Je croyais beaucoup, beaucoup, beaucoup en lui. J’étais plus que sûr qu’il allait réussir. Quand il m’a appelé l’an passé pour me demander mon avis, je lui ai même conseillé de resigner à Marseille. Je n’ai jamais eu de joueur avec de telles qualités, excepté peut-être le petit Salibur (US Boulogne, NDLR). Il avait tout pour s’imposer à l’OM. Il est resté ce qu’il est, sans prétention. A ce niveau-là, il est de la même trempe que Messi !«