Samuel Eto’o de retour en sélection, mais…

Après avoir été reçu par le Premier ministre camerounais en compagnie du team manager de la sélection amerounaise, Rigobert Song, pour préparer la rencontre retour face au Cap Vert dans le cadre du dernier tour des éliminatoires de la CAN 2013, le goléador des Lions Indomptables Samuel Eto'o a accepté de faire son retour au sein de l'équipe nationale. Mais, à certaines conditions…


(De notre correspondant à Yaoundé)

Samuel Eto'o sur le terrain le 14 octobre lors du match retour du dernier tour éliminatoire de la CAN 2013 face au Cap Vert, ça se précise. Accompagné par le nouveau sélectionneur, Jean-Paul Akono, mais aussi de Rigobert Song, le team manager, l'attaquant de l'Anzhi Makachkala a été reçu par le Premier ministre, Philemon Yang. Si les hommes ont parlé de tout ce qui avait attrait à la sélection nationale, le principal sujet de cette rencontre formelle a été la question du retour de Samuel Eto'o chez les Lions Indomptables.

Visiblement, le discours du chef du gouvernement ajouté à celui de Akono a porté ses fruits et l'ancienne star du FC Barcelone a accepté de venir épauler ses coéquipiers pour cette rencontre décisive face aux Requins Bleus du Cap Vert. Pour rappel, le 27 août dernier, après avoir été convoqué par l’ancien sélectionneur, Denis Lavagne, pour le match aller contre les Cap-verdiens, Samuel Eto’o avait décidé de suspendre sa participation aux activités des Lions Indomptables en raison de “l’amateurisme et la mauvaise gestion de la Fédération camerounaise (Fecafoot). Après la defaite des Lions Indomptables Praia (2-0), avec pour conséquence immédiate le limogeage de Denis Lavagne, de nombreuses voix s’étaient faites entendre pour réclamer le retour en sélection du goléador camerounais. Ce serait donc chose acquise.

Sauf que ce retour se fera à certaines conditions. S'il a accepté de revenir honorer le maillot de ses illustres aînés, Samuel Eto'o aurait obtenu qu'à l'issue de ce match face au Cap Vert, et ce quelque soit le résultat final, des changements significatifs soient apportés au sein de la Fecafoot et de son fonctionnement. Une requête qui vise clairement le président de l'instance, Iya Mohamed, qui avait mis Lavagne à la tête de l'équipe nationale sans concertation avec les autres membres de la Fédération. Si le Premier ministre a déjà fait preuve d'ingérence au sein de la Fecafoot avec la suspension de Lavagne et la nomination de Akono, reste à savoir s'il pourra cette fois-ci faire pression sur la Fecafoot pour que les dirigeants revoient leur fonctionnement. Une pression que la FIFA, très stricte et sévère dans ses sanctions en matière d'ingérence, regardera avec beaucoup d'attention…

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Christophe Lele