Mamadou Sarr a de bonnes chances de s’inviter dans le onze de départ du Sénégal pour la finale de la CAN 2025 dimanche face au Maroc. À seulement 20 ans, le défenseur central a marqué des points décisifs lors de la demi-finale face à l’Égypte (1-0), au point de s’imposer comme une option crédible pour le match le plus important du tournoi.
Mercredi soir, le scénario a basculé très tôt pour le Sénégal. À la 23e minute du match contre l’Egypte, le capitaine Kalidou Koulibaly a dû quitter ses partenaires sur blessure. Pour combler ce qui aurait pu être un vide immense, c’est Mamadou Sarr qui a été lancé dans le grand bain. Sans trembler.
Une entrée en jeu de très haut niveau face à l’Égypte
Face à une attaque égyptienne toujours dangereuse, le jeune défenseur central du RC Strasbourg, où il est prêté par Chelsea, a livré une prestation d’une maturité impressionnante. Concentré, tranchant dans ses interventions, propre techniquement, juste dans ses choix, il a bouclé la rencontre avec une statistique rarissime à ce niveau : 57 passes tentées, 57 réussies, dont 16 dans le camp adverse.
« Ce n’est pas évident d’entrer dans un match comme ça. On savait qu’il fallait faire très attention à l’Égypte. On a été concentrés collectivement, maintenant on pense à dimanche », a-t-il confié, lucide et posé.
Une option sérieuse avec la suspension de Koulibaly
Une entrée en mode patron, saluée dans le vestiaire. Moussa Niakhaté n’a pas caché son admiration : « Rentrer en demi-finale de CAN comme ça à 20 ans : deuxième match en CAN, 3e sélection : c’est magnifique, il a fait un match monstrueux. C’est mon frère », a encensé le Lyonnais.
Niakhaté & Mamad Sarr ⚔️ pic.twitter.com/jPVoL72vh4
— 𝙇𝙚𝙗𝙤𝙪 𝙉𝙙𝙤𝙮𝙚 🐑🇸🇳⭐️ (@PapeDudu_ndoye) January 15, 2026
La suspension de Kalidou Koulibaly pour la finale redistribue complètement les cartes. Naturellement, Mamadou Sarr apparaît comme un candidat évident à la titularisation. Interrogé sur cette possibilité, le principal intéressé est resté fidèle à l’état d’esprit du groupe : « Je me prépare. Je ne sais pas si je jouerai dimanche. Tout le monde se prépare. Si c’est moi, j’espère être prêt. Si c’est un autre, j’espère qu’il le sera aussi. » Le plus expérimenté Abdoulaye Seck, pas toujours rassurant dans cette CAN, semble désormais en ballotage défavorable.
Une relève naturelle pour l’après-Koulibaly ?
Défenseur moderne, à l’aise balle au pied malgré son gabarit (1m94), rapide dans l’exécution et discipliné tactiquement, Mamadou Sarr coche déjà de nombreuses cases. Il partage d’ailleurs plusieurs caractéristiques avec Kalidou Koulibaly, dont il pourrait incarner la relève à moyen terme.
Son histoire ajoute encore à la dimension du moment. Fils de Pape Sarr, ancien international sénégalais passé par Lens ou encore Brest, Mamadou écrit aujourd’hui sa propre trajectoire. Là où son père avait manqué une finale de Coupe d’Afrique des Nations en 2002 après une expulsion, le fils se retrouve aux portes d’un sacre continental.
Après avoir évolué avec les équipes de France de jeunes, il a officiellement choisi le Sénégal en novembre dernier. Un choix fort, déjà validé sur le terrain. Dimanche, face au Maroc, le natif de Martigues pourrait passer du statut de révélation à celui de titulaire en finale de a la CAN.

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