“Tu as l’impression qu’il n’est pas là et c’est lui qui nous punit” : le pressentiment de Bony avec Haaland pendant Côte d’Ivoire-Norvège

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Parvenue pour la première fois à se qualifier pour la phase à élimination directe de la Coupe du monde, la Côte d’Ivoire a été éliminée de manière cruelle au dernier moment par la Norvège en 16es de finale (1-2). Le bourreau se nommait Erling Haaland et son prédécesseur ivoirien à Manchester City, Wilfried Bony, estime que ce match résume tout le côté létal du Cyborg, comme il l’a raconté à Afrik-Foot.

Wilfried Bony connaît particulièrement bien le poste d’avant-centre et Manchester City, où il a évolué entre 2015 et 2017. L’ancien international ivoirien porte donc forcément un regard particulier sur Erling Haaland, qui s’est imposé comme la référence offensive des Citizens ces dernières saisons. Et le Norvégien a encore marqué les esprits de Bony lors de la Coupe du monde 2026, cette fois directement contre son pays, la Côte d’Ivoire.

En 16es de finale, la Norvège a éliminé les Éléphants (2-1) au terme d’un match longtemps indécis. Antonio Nusa avait donné l’avantage aux Scandinaves avant la mi-temps, puis Amad Diallo a remis les deux équipes à égalité à l’entame du dernier quart d’heure. Alors que les Ivoiriens poussaient pour prendre l’avantage, Haaland est finalement apparu au pire moment : à la 86e minute, il a conclu une action collective et offert la qualification à son équipe. Ce scénario résume précisément ce qui impressionne Bony chez le buteur de Manchester City.

« C’est un attaquant de grande qualité, il est rapide, puissant et adroit devant le but. En plus, il sait se faire oublier. Il a un très bon jeu de tête aussi. Il sait parfaitement jouer de sa taille. Les autres joueurs de l’équipe sont à sa disposition et essaient de le servir dans les meilleures conditions. Ils connaissent ses qualités, savent où il va faire ses appels. Toute cette dynamique est réglée. Ils jouent à un très haut niveau en club, comme Martin Odegaard à Arsenal et Alexander Sorloth à l’Atlético de Madrid, alors ils emmènent les autres vers le haut. Haaland, c’est un phénomène ! », a encensé pour Afrik-Foot l’ex-attaquant des Skyblues (11 buts et 7 passes décisives en 46 matchs entre 2015 et 2016).

“Quand j’ai vu Haaland faire ça, j’ai dit à mes amis que c’est là qu’il allait être dangereux”

Face à la Côte d’Ivoire, Haaland a pourtant longtemps semblé en retrait. La sélection ivoirienne a beaucoup insisté offensivement et a poussé après l’égalisation de Diallo. Mais Bony a justement vu dans cette discrétion apparente une autre qualité du buteur de Manchester City : sa capacité à patienter avant de frapper :

« Contre le Brésil, tu avais l’impression qu’il n’était pas là et c’est lui qui les a punis. Contre nous, quand je l’ai vu marcher et arrêter de presser à l’entrée du dernier quart d’heure de jeu, j’ai dit à mes amis que c’est là qu’il allait être dangereux. Il sait gérer son match, il se repose et quand il peut aller faire mal, il y va à fond. Il sait qu’il en aura une. Quand tu as quelqu’un comme ça en face, c’est difficile à gérer. »

Wilfried Bony
Wilfried Bony – Crédits photo : Bpi / Icon Sport

Haaland ou l’art de se faire oublier

Haaland avait déjà eu plusieurs opportunités avant son but décisif, notamment sur deux centres d’Alexander Sorloth en première période. Mais alors que la Côte d’Ivoire semblait avoir pris le dessus, l’attaquant a attendu son moment pour faire la différence. Pour Bony, cette faculté à disparaître puis à surgir au moment opportun est précisément celle des grands buteurs :

« Il se démarque parfaitement lorsqu’il sent qu’il va falloir terminer l’action. C’est la marque des grands attaquants. Il le fait tellement bien que tu as l’impression que c’est facile. C’est un vrai 9 à l’ancienne, tu lui donnes 15 ballons, il te met 17 buts ! Il sait toujours ce qu’il va faire. » Et la Côte d’Ivoire l’a malheureusement appris à ses dépens…

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Alexis Fonseca