Le retour d’Achraf Hakimi après la CAN 2025 n’a pas été facile. Diminué physiquement pendant le tournoi continental, où il avait choisi de jouer malgré une cheville fragilisée, le latéral marocain est revenu à Paris loin de son niveau habituel. Manque de rythme, imprécisions techniques inhabituelles, difficultés défensives : ses premières sorties avec le PSG avaient été, au mieux, contrastées.
Un premier signal positif était toutefois apparu mardi avec le PSG en barrage aller de la Ligue des champions face à Monaco (3-2). Plus actif, plus tranchant dans ses projections, le Lion de l’Atlas avait retrouvé par séquences ce qui fait sa force : des courses répétées et cette capacité à déséquilibrer sur son couloir. Un retour à la normale qui vient, peut-être, de se confirmer face à Metz samedi en Ligue 1 (3-0).
Une montée en puissance remarquée pour Hakimi
Enfin, l’image d’Hakimi en trottinette et en “cape d’invisibilité” de la cérémonie de remise du Ballon d’Or Africain est loin. Sa prestation face au club lorrain, la plus aboutie depuis son retour de blessure, a confirmé cette impression. Très haut sur le terrain, constamment impliqué dans les phases offensives, le Marocain a multiplié les montées et proposé des solutions permanentes. Le site de supporters Culture PSG souligne par exemple « des jambes de feu retrouvées » et « d’énormes différences faites sur son côté » face à la lanterne rouge de Ligue 1.
Omniprésent dans son couloir, agressif dans la récupération, il a retrouvé cette explosivité qui avait cruellement manqué ces dernières semaines. Offensivement, il a pesé pour le PSG, même si un léger manque de tranchant dans les derniers mètres l’a empêché d’être décisif.
Au-delà des statistiques, c’est surtout la sensation visuelle qui change. Hakimi semble progressivement retrouver ses repères et sa liberté de mouvement, élément central dans le système du PSG.
Le deuil de la CAN en toile de fond
Reste une question plus subtile : celle de l’impact psychologique de la CAN. La finale perdue à domicile a laissé des traces dans tout le groupe marocain, et Hakimi n’y a sans doute pas échappé. Sa récente montée en puissance pourrait aussi traduire un apaisement mental, comme si le joueur commençait enfin à tourner la page.
Évidemment, ce retour en forme devra être confirmé face à un adversaire plus huppé. Monaco ce mercredi 25 février en Ligue des Champions, par exemple ?

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