Algérie : Mahrez en sauveur, Belghali en feu… Les NOTES des Verts après le nul spectaculaire contre l’Autriche (Coupe du monde 2026)

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Portée par un grand Riyad Mahrez, l’Algérie a arraché un match nul fou contre l’Autriche (3-3) dans la nuit de samedi à dimanche et validé sa qualification en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’un match irrespirable. Voici les NOTES des Fennecs.

L’Algérie a vécu une soirée de tension, de frissons et de délivrance. Face à l’Autriche, les Verts avaient besoin de répondre présent pour poursuivre leur aventure mondiale. Ils l’ont fait, mais au bout d’un scénario totalement fou, conclu sur un nul spectaculaire (3-3). Longtemps ballottée par une équipe autrichienne plus tranchante dans ses temps forts, la sélection algérienne a trouvé les ressources pour revenir à chaque fois, portée par un Riyad Mahrez immense.

Le capitaine a remis l’Algérie à flot, puis a cru lui offrir une victoire historique dans le temps additionnel, avant l’ultime égalisation autrichienne. Ce but tardif n’enlève rien à l’essentiel : les Fennecs sont qualifiés pour la phase à élimination directe, après avoir montré une force de caractère remarquable. Derrière, tout n’a pas été maîtrisé, notamment défensivement. Mais dans l’engagement, la réaction et l’intensité, l’Algérie a prouvé qu’elle avait encore des arguments.

Voici les notes des joueurs algériens après cette qualification obtenue avec beaucoup de mérite.

Les NOTES des joueurs de l’Algérie

Ibrahim Maza, Algérie
Ibrahim Maza avec l’Algérie. Crédits photo : Gepa / Icon Sport

Oussama Benbot (4) : Propulsé titulaire à la place de Zidane, il n’a pas vraiment profité de l’occasion pour marquer des points. Difficile de lui imputer les trois buts, tant sa défense l’a parfois exposé, mais il aurait pu mieux fermer l’angle face à Arnautovic sur le premier. Sur la frappe puissante de Sabitzer, il est battu sans grand reproche. Son placement interroge davantage sur le troisième but. Une première mitigée.

Rafik Belghali (7) : Défensivement, il a parfois laissé trop d’espaces dans son dos, conséquence de ses montées répétées. Mais son apport offensif a pesé lourd. Son but, inscrit après un dribble entre deux Autrichiens puis une frappe puissante du gauche, a totalement relancé les Verts. Encore perfectible derrière, mais précieux par son culot et sa capacité à faire basculer une action.

Ramy Bensebaïni (5) : Il n’a pas toujours affiché son assurance habituelle, notamment sous pression, avec plusieurs transmissions ratées qui ont rendu certaines séquences plus fébriles. Dans les duels, en revanche, il a répondu présent, utilisant son impact physique et son jeu aérien pour contenir les offensives autrichiennes. Une copie laborieuse, mais pas totalement ratée.

Aïssa Mandi (6) : Son expérience n’a pas empêché quelques flottements, notamment sur l’appel d’Arnautovic dans son dos lors du premier but. Il a parfois laissé trop de liberté aux attaquants autrichiens. Mais dans l’ensemble, il a tenu son rang, avec plusieurs interventions propres et un calme utile dans les moments de pression. Un match correct, sans être totalement rassurant.

Jaouen Hadjam (5) : Il a tenté d’apporter sur son côté gauche, avec quelques montées intéressantes et des dribbles pour casser le premier rideau. Mais défensivement, il n’a pas toujours fermé son couloir avec suffisamment de rigueur. Son match reste honorable, sans pour autant lui permettre de prendre un avantage clair dans la concurrence avec Aït-Nouri.

Nabil Bentaleb (6) : Dans la continuité de sa bonne seconde période face à la Jordanie, il a été très présent dans l’entrejeu. Souvent au départ des actions algériennes, il a joué avec calme et a perdu peu de ballons. Sa tendance à jouer vers l’arrière freine parfois le rythme, mais il a répondu à l’impact autrichien avec sérieux.

Houssem Aouar (6) : Longtemps discret, presque effacé en première période, il a semblé chercher sa place entre les lignes. Mais son action sur le deuxième but algérien change la lecture de son match : accélération, prise d’initiative, passe juste pour Mahrez. Cette séquence lumineuse sauve une prestation jusque-là trop timide.

Farès Chaïbi (7) : Encore l’un des Algériens les plus actifs. Disponible, mobile, capable d’évoluer entre le couloir et l’intérieur du jeu, il a beaucoup proposé. Sa frappe sur le poteau aurait pu donner une autre dimension à son match. Sa montée en puissance dans cette équipe se confirme, avec une influence de plus en plus nette.

Riyad Mahrez (9) : Le capitaine a porté l’Algérie. Deux buts, une activité constante et une générosité remarquable dans les efforts défensifs. Il égalise d’abord de près, puis surgit dans le temps additionnel pour inscrire un but qui aurait pu offrir une victoire historique. Impliqué aussi dans la séquence du premier but, il a ravivé sa légende au moment le plus important.

Ibrahim Maza (6) : Il n’a pas tout réussi, mais il a souvent amené de la lumière par ses prises de balle. Sa technique, ses changements de rythme et sa volonté d’aller vers l’avant ont gêné les Autrichiens. Sa frappe lointaine après une série de dribbles en première période aurait pu devenir l’un des buts du Mondial. Encourageant, malgré un dernier geste encore perfectible.

Amine Gouiri (4) : Match décevant pour l’attaquant de l’OM. Trop peu trouvé en pointe, il a souvent dû décrocher pour exister et aider au pressing. Son investissement n’est pas à remettre en cause, mais il manque encore de confiance et d’impact dans la zone de vérité. Son Mondial attend toujours un vrai déclic.

Rayan Aït-Nouri (5) : Entré en seconde période, il a apporté de la fraîcheur et tenté de provoquer balle au pied. Combatif, volontaire, mais encore trop imprécis dans certains choix. Une entrée correcte, sans être décisive.

Remplaçants non notés

Samir Chergui, Zinedine Belaïd et Farès Ghedjemis : Entrés trop tard pour être évalués.

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Laurent KINOR