Algérie : Petkovic, ce “bon coach, pas forcément très ouvert” pour Ilan Kebbal

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Maître à jouer du Paris FC, Ilan Kebbal a profité de son passage dans le podcast Génération After sur RMC pour évoquer les Fennecs d’Algérie, avec lesquels il a un statut bien différent. Bientôt un mois après sa première CAN, il est revenu sur son expérience et sa relation avec Vladimir Petkovic.


Pour sa première CAN, Ilan Kebbal a découvert une compétition d’une toute autre dimension. Même s’il a dû se contenter en tout et pour tout de 11 minutes de jeu, lors du dernier match de groupes contre la Guinée Equatoriale (3-1), ce qu’ont regretté certains supporters algériens habitués à le voir en Ligue 1, il décrit l’expérience de la CAN avec enthousiasme.

« Il y a six mois, j’étais en Ligue 2 » rappelle-t-il, reconnaissant de l’opportunité : « C’est le football, c’est normal. Comme je l’ai dit, j’étais prêt à jouer 5, 10 minutes… je suis content d’avoir eu 10 minutes de temps de jeu », assure celui que Vladimir Petkovic a lancé en sélection, à 27 ans. Conscient du niveau de concurrence à son poste, il insiste sur la valeur de l’apprentissage

Son jugement sur Petkovic Une CAN frustrante… et formatrice


En effet, son statut avant l’arrivée du sélectionneur helvético-bosnien à la tête des Fennecs se résumait à peau de chagrin. Convoqué une seule fois par Djamel Belmadi en 2021, il n’avait pas disputé la moindre minute.


S’il qualifie celui qui avait entendu son cri du coeur de « bon coach », il souligne également un style de management qu’il juge « pas forcément très ouvert ». Une remarque qui ne remet toutefois pas en cause l’efficacité du technicien, Kebbal rappelant que les résultats obtenus depuis son arrivée plaident en sa faveur.

La détermination de Kebbal intacte malgré la concurrence


Revenant sur l’élimination contre le Nigéria, Kebbal ne cherche aucune excuse, à l’instar des cadres de l’équipe : « Ils ont été au-dessus. Ils ont été meilleurs que nous, dans tous les compartiments, dans l’intensité. On est tombé sur plus fort que nous », admet-il. 


Malgré son statut encore fragile dans la hiérarchie, le natif de Marseille affiche une motivation sans faille, et un état d’esprit positif : « Il y a une trêve en mars, si j’ai du temps de jeu, je suis prêt, j’attends que ça et même si je ne l’ai pas, je suis là pour la sélection. Peut-être que c’est à moi d’en faire plus, que ce soit en club ou à l’entraînement là-bas. ».

Son objectif est donc clairement identifié : s’installer durablement en sélection et participer à la Coupe du monde d’ici quelques mois. Ce qui était encore totalement improbable il y a moins d’un an…

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Louis Mukoma Fargues