Cameroun : la PJ enquête aussi sur Eto’o !

Déjà dans le collimateur de la Confédération africaine de football (CAF), Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), fait également l’objet d’une enquête de la Police judiciaire camerounaise.

Visé par la CAF dans le cadre d’une enquête portant sur des « comportements inappropriés présumés », Samuel Eto’o, récemment honoré par l’ONU, se retrouve parallèlement dans l’œil du cyclone de la justice camerounaise, suite aux mêmes accusations de « corruption grave avérée ». Elles-mêmes nées de la fuite d’une conversation téléphonique sur les réseaux sociaux mi-juillet, lors de laquelle l’ex-numéro 9 du Barça et le président du club local de deuxième division Victoria United complotent vraisemblablement en vue de la montée – plus tard avérée – de l’écurie dans l’élite.

Eto’o contre-attaque !

C’est en tout cas ce que révèle ce vendredi le site Camfoot. La publication camerounaise, qui n’a pas pour habitude de caresser l’ex-Lion Indomptable (118 capes, 56 buts) dans le sens du poil, informe que la police judiciaire a auditionné « plus d’une vingtaine de personnes » dans l’entourage d’Eto’o, celui de son bras droit, le dénommé Kadji, et au sein du bureau du comité exécutif de la Fécafoot. Il est question d'un “vaste réseau de manipulation de matchs” suspecté.

Cette opération commando intervient alors que les accusateurs de l'ancien joueur ont récemment tiré à boulets rouges sur la FIFA et la CAF, coupables selon eux de mutisme face aux violations présumées des Codes d'éthique et disciplinaire du boss de la Fécafoot.

En attendant, l’instance a convoqué une Assemblée générale extraordinaire le 10 octobre prochain. Le motif ? Conforter le double vainqueur de la CAN à son poste, croit savoir la même source, qui argue que le dessein du Comex est d’aller à l’encontre de la recommandation du Tribunal arbitral du sport (TAS), laquelle lui demanderait de constater la vacance du pouvoir en raison des affaires qui frappent Eto'o. Affaire à suivre…

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Prudence Ahanogbe