CAN 2023 : les journalistes dans le collimateur de la CAF

La Confédération africaine de football (CAF) a envoyé des mises en garde aux journalistes pour la suite de la CAN 2023.

La CAF a réagi ce vendredi à la bagarre ayant éclaté en tribunes lors de Sénégal-Côte d’Ivoire (1-1, 4-5 ap. t.a.b.) dans le cadre des huitièmes de finale. Au lendemain d’une réunion entre l’instance, le Comité d’organisation de la CAN (COCAN) et la police locale, suivie d’un entretien avec des organisations de journalistes, l’autorité du football continental a envoyé des mises en garde aux « représentants des médias ».

La CAF brandit des sanctions

« Bien que nous comprenions que nous pouvons tous être passionnés par nos équipes nationales, les journalistes ont le devoir de respecter des normes professionnelles. Les supporters n’ont pas leur place dans la tribune des médias », a martelé la CAF dans un communiqué sur son site officiel. Puis d’énumérer les sanctions planant désormais au-dessus de tout journaliste prochainement impliqué dans des « célébrations sauvages », une bagarre ou « échauffourée physique », qui « abusera d'autres collègues » et « utilise des termes vulgaires dans les zones médiatiques, que ce soit à l'encontre des entraîneurs, des joueurs, des officiels ou de ses pairs ». En effet ce dernier « immédiatement expulsé par la sécurité » et verra son accréditation retirée. Il en va de même pour « tout journaliste (non titulaire de droits) qui filme dans la tribune des médias ».

La diffusion en direct de la zone mixte est également proscrite et punie d’un retrait d’accréditation. « L'utilisation de drones est strictement interdite », ajoute la CAF. « Les médias ne peuvent pas filmer à l'intérieur du stade (uniquement dans le centre des médias et la salle de conférence de presse) », conclut enfin le communiqué.

CAN 2023 : les journalistes dans le collimateur de la CAF
Prudence Ahanogbe