À trois jours du début de la Coupe du monde 2026, l’arbitre somalien Omar Artan a été renvoyé dès son arrivée aux États-Unis.
C’est un épisode qui fait grand bruit. Retenu par la FIFA parmi les sept arbitres africains pour officier durant la Coupe du monde 2026 prévue dès jeudi (du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada), Omar Artan s’est vu refuser l’entrée sur le territoire étasunien.
Omar Artan renvoyé à son arrivée aux États-Unis
Vu ses difficultés pour obtenir un visa, sachant que son pays est inscrit sur la liste noire de Donald Trump, le président des États-Unis, le Somalien avait pu acquérir un passeport diplomatique grâce au soutien de l’ambassade somalienne de Nairobi, informe Romain Molina.
Comme le précise l’insider Micky Jnr, il avait dû voyager depuis le Kenya, en transitant par la Turquie avant d’atterrir au pays de l’Oncle Sam. À son arrivée, il a bonnement été renvoyé en Turquie. À moins d’une intercession de la part de la FIFA, il ne participera pas au Mondial. Une cruelle désillusion pour le concerné.
Nommé par la FIFA pour officier durant la Coupe du Monde, l'arbitre somalien 🇸🇴 Omar Artan s'est vu refuser l'entrée sur le territoire américain
Vu ses difficultés pour obtenir un visa, il avait bénéficié du soutien de l'ambassade somalienne de Nairobi qui lui a notamment permis… pic.twitter.com/xdibnK3OZC
— Romain Molina (@Romain_Molina) June 8, 2026
L’opinion scandalisée
Ce traitement n’est pas sans scandaliser le microcosme africain. D’autant plus qu’Omar Artan a été élu meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football (CAF).
Cela ajoute également aux frustrations causées par ce qui est perçu comme une forme d’omnipotence de l’administration Trump au mépris de l’accord entre la FIFA et les pays hôtes.
Avant Omar Artan, plusieurs joueurs ont initialement été privés de l’ESTA dans un premier temps, à l’image du Marocain Zakaria El-Ouahdi, avant d’obtenir le sésame. Le photographe officiel de l’équipe d’Irak a été également rabroué en dépit d’un visa valide, sans compter des milliers de supporters privés d’entrée.
Dans l’opinion, où la colère monte, certains détracteurs qualifient déjà cette édition de « Coupe du monde de la honte » alors que la FIFA, tenue par la barbichette toujours selon Romain Molina, semble laisser les États-Unis dicter leur loi.
Des joueurs, des arbitres, des supporters se font recaler pour un visa ou à l’entrée du territoire américain afin de disputer une Coupe du Monde, le rêve de tout sportif de haut niveau.
tout cela se passe dans la normalité, sans que la @FIFAcom ne réagisse.
Hypocrite. pic.twitter.com/7MGrRZLRB5— Chebli Ishaq (@IshaqChebli) June 8, 2026
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