Coupe du monde 2026 : quels sont les pays figurant sur la liste noire de Donald Trump ?

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Au début de l’année 2026, Donald Trump a annoncé une série de restrictions de voyage touchant 75 pays, pour qui l’entrée des ressortissants sur le territoire des Etats-Unis se complique. Plusieurs pays qualifiés pour la Coupe du monde 2026 sont concernés, ce qui va impacter les supporters.

Ces mesures interdisent aux ressortissants de certains pays d’entrer aux États-Unis pour une durée indéterminée. Seules exceptions : les résidents permanents légaux, les détenteurs de visa, les diplomates et les sportifs professionnels.

La justification officielle de ce nouveau dispositif est la « protection de la sécurité des États-Unis », mais force est de constater qu’il pourrait avoir un impact direct sur la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Liste complète des pays concernés par les restrictions de Trump

Pays
Afghanistan
Albanie
Algérie
Antigua-et-Barbuda
Arménie
Azerbaïdjan
Bahamas
Bangladesh
Barbade
Biélorussie
Belize
Bhoutan
Bosnie-Herzégovine
Brésil
Myanmar
Cambodge
Cameroun
Cap-Vert
Colombie
Côte d’Ivoire
Cuba
République démocratique du Congo
Dominique
Égypte
Érythrée
Éthiopie
Fidji
Gambie
Géorgie
Ghana
Grenade
Guatemala
Guinée
Haïti
Iran
Irak
Jamaïque
Jordanie
Kazakhstan
Kosovo
Koweït
Kirghizistan
Laos
Liban
Liberia
Libye
Macédoine du Nord
Moldavie
Mongolie
Monténégro
Maroc
Népal
Nicaragua
Nigeria
Pakistan
République du Congo
Russie
Rwanda
Saint-Kitts-et-Nevis
Sainte-Lucie
Saint-Vincent-et-les-Grenadines
Sénégal
Sierra Leone
Somalie
Soudan du Sud
Soudan
Syrie
Tanzanie
Thaïlande
Togo
Tunisie
Ouganda
Uruguay
Ouzbékistan
Yémen

L’impact sur la Coupe du monde 2026

Parmi les pays listés, les supporters de 20 nations qualifiées pourraient rencontrer des difficultés pour entrer aux États-Unis cet été.

Les restrictions les plus sévères concernent l’Iran et Haïti. Les ressortissants de ces deux pays sont totalement interdits d’entrée sur le territoire américain, sauf dérogation accordée au cas par cas. Il est donc très peu probable de voir des supporters iraniens ou haïtiens au Mondial cet été.

qu’il était difficile de voir son pays figurer sur une liste de nations interdites. Pour lui, le football est presque une religion, surtout dans un pays qui ne s’est pas qualifié pour la Coupe du monde depuis 1974.

« C’est difficile à accepter de voir son pays sur une telle liste… Les Haïtiens résidant légalement aux États-Unis pourront assister aux matchs et encourager nos joueurs, mais malheureusement, ceux qui sont en Haïti ne peuvent même pas demander de visa pour célébrer avec eux. Nous serons désavantagés face à nos adversaires », a déploré Jeanty Thécieux, porte-parole de la Fédération haïtienne de football, dans une interview accordée à la radio espagnole Cadena SER.

Dans la catégorie juste en dessous, les ressortissants de Côte d’Ivoire et du Sénégal sont soumis à des restrictions d’entrée partielles.

Enfin, dans la catégorie un peu moins stricte, quatorze autres pays mondialistes, dont l’Algérie, le Cap-Vert, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la Tunisie et la RD Congo, mais aussi le Brésil, la Colombie, le Guatemala, l’Irak, la Jordanie, l’Uruguay et l’Ouzbékistan – sont frappés d’une interdiction de recevoir des visas d’immigration, mais les voyages en tant que touristes restent possibles.

A noter que dans les cas de l’Algérie, du Cap-Vert, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Tunisie, tout ressortissant désirant entrer aux Etats-Unis devra s’acquitter d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars dans le cadre du “Programme pilote de cautionnement des visas” !

La situation est loin d’être idéale pour la FIFA, d’autant qu’elle avait décerné à Trump un prix spécial pour la paix quelques semaines à peine avant l’annonce de ces interdictions.

La fête de la Coupe du monde gâchée avant même d’avoir commencé ?

À deux mois du début de la compétition, se retrouver dans une situation où des millions de supporters de football sont soit interdits de séjour aux États-Unis, soit contraints de surmonter d’innombrables obstacles administratifs et financiers pour y accéder, est profondément regrettable. Ce tournoi a toujours été synonyme de rassemblement des peuples du monde entier. Il est difficile d’imaginer que ce message d’unité reste le souvenir dominant de l’édition 2026…

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Axel Clody

Axel suit le football africain depuis qu’il est tombé sous le charme du Nigeria d’Okocha. Depuis, il garde un œil attentif sur les stars d’hier comme sur les talents émergents.