Si la Fédération marocaine de football (FRMF) ne l’a pas encore officialisé, c’est un secret de polichinelle : Mohamed Ouahbi sera le nouveau sélectionneur du Maroc. Ce pari de la FRMF, à quelques mois de la Coupe du monde 2026, a tout d’une opportunité en or pour certains profils. Notamment quatre joueurs qui connaissaient déjà bien le technicien belgo-marocain en sélection U20.
Othmane Maamma… encore un peu de patience ?
Vice-capitaine lors de la Coupe du monde U20, l’ailier de Watford FC a pleinement justifié la confiance que Ouahbi lui avait accordée. Bilan : 4 buts, 1 passe décisive en 7 matchs et un titre de meilleur joueur du tournoi.
Encore jamais appelé chez les A sous Walid Regragui, et freiné par une forte concurrence offensive, le natif d’Alès, dans le sud de la France, peut désormais espérer un regard différent. Ouahbi connaît parfaitement l’étendue de son potentiel.
Othmane Maamma devra néanmoins gagner en impact en club (20 matchs, 4 buts, 1 passe décisive cette saison), même si, à 20 ans, être titulaire en Championship reste significatif. Surtout, il apporterait – comme Chemsedine Talbi – une variété de profil intéressante : ailier droit naturel, capable de jouer faux pied, il se distingue de concurrents comme Brahim Diaz, Ilias Akhomach, Eliesse Ben Seghir ou Ez Abde, davantage habitués au rôle d’ailiers inversés.
La concurrence restera féroce, mais les raisons d’y croire sont désormais plus solides. Peut-être pas dès mars cependant puisque Maamma est actuellement blessé.
Yassir Zabiri en adaptation à Rennes
Avec Maamma, le nouvel attaquant du Stade Rennais FC a été l’autre révélation offensive de la Coupe du monde U20. Ses 5 buts, dont un doublé en finale face à l’Argentine, ont validé le choix fort de Ouahbi de lui faire confiance.
La marche vers les A reste haute. Derrière El Kaabi et En Nesyri, la hiérarchie semble établie. Mais la grave blessure de Hamza Igamane (rupture des ligaments croisés en finale de la CAN) ouvre peut-être une fenêtre, même si la course contre la montre du joueur pour la Coupe du monde complique les projections.
Pour Zabiri, qui n’a disputé que quelques minutes avec Rennes pour l’instant, la clé sera la performance en club. Ouahbi connaît son potentiel, mais à ce niveau, rien n’est offert. À court terme pour le Mondial ou à moyen terme après la compétition, une véritable opportunité existe.
Abdelhamid Aït Boudlal pour prendre du galon
Coéquipier de Zabiri à Rennes, Aït Boudlal n’a pas participé à la Coupe du monde U20 en raison d’une blessure, mais Ouahbi le connaît parfaitement pour l’avoir lancé chez les jeunes.
Déjà international A et membre du groupe finaliste de la CAN, il est peut-être celui qui a le plus à gagner immédiatement. Depuis la retraite internationale de Romain Saïss, la hiérarchie en défense centrale est en mouvement.
Titulaire régulier cette saison sous Habib Beye, le défenseur de 19 ans doit toutefois confirmer sous Franck Haise, sous les ordres de qui il n’a pas encore disputé la moindre minute. En sélection, la concurrence existe, notamment avec le retour progressif de Chadi Riad à Crystal Palace, mais sa place dans le groupe marocain semble au minimum consolidée.
Sauf imprévu, il peut clairement croire à une participation dans le groupe à la Coupe du monde… et pourquoi pas comme titulaire.
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Samir El Mourabet, l’étoffe d’un Lion
Le milieu du RC Strasbourg réalise une saison pleine en Ligue 1 (24 matchs). Le natif de l’Alsace, qui souhaite représenter le pays de son père en A, rêve ouvertement du Mondial 2026.
Ouahbi connaît bien son profil pour l’avoir côtoyé en U20, même s’il n’avait pas pu le sélectionner à la Coupe du monde. Gaucher, capable d’apporter variété et équilibre dans l’entrejeu, El Mourabet offre une alternative intéressante. Sur le plan du profil, il est en concurrence directe avec Bilal Nadir, dont le temps de jeu à l’OM reste plus limité.
Son père, Tijani, ne cache pas son espoir : « Je pense qu’il a sa place dans l’équipe. Il le mériterait. Ça nous ferait tellement plaisir qu’il aille à la Coupe du monde », a-t-il lancé pour Ici Alsace.
À 20 ans, sa progression rapide plaide en sa faveur. Et avec un sélectionneur qui connaît déjà son profil et ses qualités mentales, il pourrait partir avec une légère avance.
Le pari Ouahbi ne garantit rien. Mais pour ces quatre joueurs, il change clairement la donne.

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