OM : c’est maintenant ou jamais ? Quatre entraîneurs africains pour succéder à Roberto De Zerbi

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Le Mistral a de nouveau tourné du côté de la Canebière. Après une série de résultats décevants et une lourde désillusion européenne, l’Olympique de Marseille a mis fin à l’aventure de Roberto De Zerbi, qui n’aura pas survécu à la rouste subie face au PSG (5-0). Et si ce nouveau cycle marquait un tournant historique ? Jamais l’OM n’a été dirigé par un entraîneur africain. L’hypothèse, autrefois marginale, n’a peut-être jamais semblé aussi crédible. Quatre candidats se dégagent.

Habib Beye, l’évidence affective

Habib Beye incarne un profil qui parle immédiatement aux supporters de l’OM. Ancien latéral (2003-2007) et capitaine respecté du vestiaire olympien, l’ex-international sénégalais connaît parfaitement l’environnement si particulier du Vélodrome. Son attachement au club n’a jamais été un secret.

Tout juste limogé par Rennes, il présente des arguments symboliques forts malgré sa première expérience mitigée en Ligue 1. Son tempérament affirmé, souvent perçu comme une qualité à Marseille, collerait à l’ADN local. Reste des interrogations majeures : son expérience encore limitée au haut niveau et un passage compliqué en Bretagne, ou il a raté la gestion humaine du groupe, qui peuvent légitimement susciter des doutes au sein de la direction. Selon RMC, l’OM rechercherait un coach qui connaît la L1 pour finir la saison, avant de faire un point sur la suite. Favori pour le poste d’après Foot Mercato, Beye correspond à ce profil.

Éric Chelle, le pari tactique

Moins médiatique en France, Éric Sékou Chelle n’en demeure pas moins un technicien dont la cote a grimpé sur la scène africaine. Le Malien a grandi à Martigues, dans la région marseillaise et possède un lien culturel indirect avec l’OM, un élément jamais anodin dans ce club. Celui qui a lancé sa carrière d’entraîneur dans la cité phocéenne (Athlético Marseille, entre 2016 et 2017) aurait d’ailleurs été proposé par des intermédiaires pour succéder à De Zerbi, d’après le compte Massilia Zone.

Son travail récent à la tête du Nigeria lors de la CAN a renforcé sa crédibilité, notamment sur le plan tactique. Et s’il a récemment confié que son ambition était d’entrainer un jour le Real Madrid, son manque de références dans le football de haut niveau français et certaines zones d’ombre, comme l’absence de qualification du Nigeria pour la Coupe du monde 2026, pourraient freiner un éventuel rapprochement. À ce stade, son nom ressemble davantage à une piste secondaire qu’à une option prioritaire.

Djamel Belmadi, le serpent de mer marseillais

À chaque période d’instabilité, son nom refait surface. Djamel Belmadi reste intimement lié à l’imaginaire marseillais. Ancien joueur de l’OM et champion d’Afrique en tant que sélectionneur avec l’Algérie, il conserve une aura certaine.

Mais plusieurs éléments compliquent l’équation : une absence d’expérience dans un championnat européen et une dynamique récente moins favorable sur le plan sportif avec Al-Duhail, actuel 8ème du championnat qatari. Son profil divise souvent, entre nostalgie et prudence.

Djamel Belmadi, OM
Djamel Belmadi © Iconsport

Walid Regragui, la rumeur plus que la piste

Le cas Walid Regragui relève presque du fantasme médiatique. Charismatique, habitué aux environnements sous haute tension, le sélectionneur marocain coche de nombreuses cases sur le plan du leadership. Le timing pourrait aussi être opportun puisque Regragui aurait présenté sa démission de poste du sélectionneur du Maroc après la défaite en finale de la CAN et la Fédération n’a pas encore officiellement tranché sur son cas.

Contrairement aux autres candidats de cette liste, Regragui n’a pas de liens particuliers avec l’OM mais son ex-coéquipier en sélection Medhi Benatia pourrait faire office de passerelle. Il s’agit toutefois d’une simple rumeur à l’heure actuelle, sans fondements concrets.

Rien ne garantit que l’OM franchira ce cap historique, mais rarement la possibilité de voir un entraîneur africain s’installer sur le banc olympien n’a semblé aussi envisageable. À Marseille, tout peut aller très vite. Comme toujours.

OM : c’est maintenant ou jamais ? Quatre entraîneurs africains pour succéder à Roberto De Zerbi

Louis Mukoma Fargues