La CAN féminine 2026 démarre ce dimanche du 26 juillet jusqu’au 16 août prochain. Le Maroc est le pays hôte pour la troisième fois consécutive.
Après plusieurs péripéties et quatre mois de retard sur le calendrier initial, la CAN féminine 2026 démarre ce dimanche à Rabat. C’est la troisième fois de suite que le tournoi se déroule au Maroc.
Une performance inédite
Le royaume est devenu le premier hôte en Afrique du Nord en 2022. Environ un mois après la fin des hostilités, il sera désigné pour organiser l’édition 2024, devenant ainsi le premier à accueillir le tournoi deux fois consécutivement.
Deux ans plus tard, en octobre 2024 plus exactement, la Confédération africaine de football (CAF) portera à nouveau son choix sur les Chérifiens pour l’organisation de la CAN 2026, la première à 16 équipes.
Le Maroc rejoint ainsi la caste des pays ayant organisé trois éditions aux côtés du Nigeria (1998, 2002, 2006) et de l’Afrique du Sud (2000, 2004, 2010). Il devient aussi le premier hôte de trois éditions d’affilée.
Absence de concurrences et infrastructures prêts à l’emploi
Les dessous de cette troisième campagne ne sont toutefois pas exemptes de polémiques. Peu après la finale houleuse de la CAN masculine 2025 au Maroc, la ministre sud-africaine déléguée du Sport, des Arts et de la Culture, Peace Mabe, annoncera que son pays remplacerait les Lions de l’Atlas, suscitant ainsi la confusion.
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— CAF Women Football (@CAFwomen) July 26, 2026
Dans une note officielle, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) clarifiera que le Maroc ne renonçait pas mais qu’elle avait informé la CAF de l’indisponibilité de la logistique aux dates initiales.
Motifs invoqués : la poursuite du championnat et des engagements pris avec d’autres sélections dans le cadre d’événements programmés au Maroc autour du football africain.
Dans le flou absolu, les sélections qualifiées avaient déjà engagé des frais et se préparaient comme si de rien n’était, faute d’informations officielles. Au finish, la CAF confirmera le report du tournoi 12 jours seulement avant le coup d’envoi initial, arguant des « circonstances imprévues » sans plus de détails.
Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, expliquera plus tard dans une interview parue en pleine Coupe du monde 2026 que le Maroc a accepté d’organiser cette CAN féminine « parce qu’aucun autre pays ne la voulait » et que le royaume a l’avantage de disposer des infrastructures prêts à l’emploi.
À juste titre. Ni l’Afrique du Sud en 2022, ni la Tanzanie en 2024 n’avaient concrétisé leurs intentions d’abriter le tournoi. En outre, le Maroc s’est bel et bien doté d’infrastructures opérationnelles en plus d’être à la pointe. Un avantage majeur qui fait du royaume une valeur sûre du continent.
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