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Pays-hôte de la CAN 2017, le Gabon ouvre la compétition par un match piège face à la Guinée Bissau ce samedi à Libreville à 16h GMT (17h à Paris). Sous pression, les Panthères ne se présentent pas dans les meilleures conditions pour réussir leur entrée…


De rigueur en pareilles circonstances, l’expression « que la fête commence ! » s’applique un peu moins ce samedi pour le coup d’envoi de la CAN 2017. Si une partie des Gabonais est évidemment heureuse d’accueillir à nouveau la grande messe du football africain cinq ans après l’édition 2012 co-organisée avec la Guinée Equatoriale, une autre frange de la population s’insurge contre la compétition et soutient que le gouvernement aurait pu utiliser cet argent à meilleur escient dans un contexte politique tendu…

Outre ce possible désamour avec une partie de son public, la sélection gabonaise va devoir surmonter de nombreux obstacles pour réussir son entrée dans « sa » CAN ce samedi à Libreville à 16h GMT (17h à Paris) face au Petit Poucet, la Guinée Bissau, qui fêtera ses grands débuts dans la compétition. « Lors de ces compétitions, le premier match est toujours le plus difficile à cause de l’ambiance autour de l’évènement. La Guinée-Bissau n’a rien à perdre, et beaucoup à y gagner, évidemment nous c’est tout le contraire« , a prévenu le sélectionneur des Panthères, José Antonio Camacho, en conférence de presse.

Camacho met la pression sur Aubameyang !

A savoir:

En 2015, les Panthères avaient remporté leur premier match de poules face au Burkina Faso (2-0) avant de perdre deux fois et de prendre la porte.

Nommé seulement 43 jours avant le coup d’envoi de la compétition, le technicien espagnol a dû composer dans l’urgence pour prendre le pouls d’une sélection décevante au cours des derniers mois. Au programme : un seul match amical… perdu face au club local du CF Mounana (1-2) samedi dernier. Pour ne rien arranger, l’ancien entraîneur du Real Madrid a piqué sa crise et a failli prendre la porte début janvier avant de se résoudre à accepter de travailler avec un staff local. Avec en plus un vestiaire divisé, comme l’a révélé Didier Ibrahim Ndong fin 2016, les Gabonais cumulent donc les handicaps. A l’heure d’éviter une mauvaise surprise pour commencer, leurs espoirs reposent surtout sur leur star, Pierre-Emerick Aubameyang.

« Tout comme un Lionel Messi à Barcelone, ou un Cristiano Ronaldo au Real Madrid ou avec le Portugal, Aubameyang est également un joueur important au Borussia Dortmund, et il doit l’être également avec sa sélection« , note Camacho. « Il sera très compliqué pour les Gabonais d’arriver le plus loin possible dans la compétition sans un excellent Aubameyang. » Pas le meilleur moyen d’enlever un peu de pression à son capitaine…

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