Recalé pour Thomas Partey, qu’il espérait récupérer à la dernière minute pour le match de mercredi, le Ghana passe au révélateur face au Panama pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026 après avoir connu des derniers mois agités.
Le Ghana affronte le Panama dans la nuit de mercredi à jeudi au BMO Field de Toronto à l’occasion de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Arrivée lundi au Canada, la délégation est privée de Thomas Partey, la pièce maîtresse du milieu de terrain des Black Stars (33 ans, 57 sélections, 15 buts).
Thomas Partey et le Ghana recalés par la Cour fédérale du Canada
Le joueur est resté au camp de base de la sélection, à Rhode Island, aux États-Unis. Pour cause : le 12 juin dernier, les autorités canadiennes ont annoncé son interdiction d’entrée sur le territoire à cause de ses démêlés judiciaires en Grande-Bretagne.
Le pensionnaire de Villarreal est poursuivi pour sept chefs d’accusation de viol et d’un autre chef d’agression sexuelle portées par quatre femmes entre 2020 et 2022 lorsqu’il évoluait à Arsenal (2020-2025). Il sera jugé l’année prochaine. Il plaide non coupable.
Mardi, veille de l’affrontement, le gouvernement ghanéen a tout fait pour tenter de faire annuler le refus de visa pour permettre au natif d’Odumase Krobo de prendre part au premier match des Black Stars dans le groupe L. Des avocats se sont présentés lors d’une audience devant la Cour fédérale du Canada, mais le verdict initial a été confirmé : Partey, qui espérait sauter dans le premier avion disponible pour rejoindre ses coéquipiers à la dernière minute, n’est pas autorisé à entrer au Canada.
Thomas Partey remains banned from entering Canada for Ghana’s World Cup campaign after an appeal was dismissed by judges.
— Telegraph Football (@TeleFootball) June 17, 2026
A court document referenced during his appeal suggested misleading information may have been provided in his initial visa request.
“NO” was printed next to… pic.twitter.com/U0pWYg1Jiy
Le coup de poker va-t-il fonctionner ?
Privé de son métronome, le Ghana passe au révélateur après un changement de sélectionneur tardif intervenu à la mi-avril. À la suite d’une série de quatre défaites consécutives (2-0 contre le Japon puis 1-0 face à la Corée du Sud en novembre, 5-1 devant l’Autriche et enfin 2-1 au profit de l’Allemagne en mars), Carlos Queiroz a pris la succession d’Otto Addo, démis de ses fonctions.
Sous les ordres de l’expérimenté Portugais, qui va vivre son cinquième Mondial consécutif, les Rouge, Jaune et Vert ont bouclé la préparation avec une défaite 2-0 au Mexique le 23 mai, puis un nul 1-1 au Pays de Galles le 2 juin, plein d’incertitudes et une confiance loin de l’optimum.
Face au Panama, ils seraient bien inspirés d’empocher trois points précieux avant d’avoir affaire à l’Angleterre, vice-championne d’Europe en titre, le 24 juin à Foxborough puis la Croatie, troisième lors du précédent Mondial au Qatar, trois jours plus tard à Philadelphie, aux États-Unis.
Attention au Panama !
Bien que modeste sur le papier, le Panama a cependant de sérieux arguments à faire valoir. Trente-quatrième nation mondiale, les Canaleros possèdent 39 longueurs d’avance sur la bande à Jordan Ayew, seulement 73e au classement FIFA. D’autre part, ils ont tenu l’Afrique du Sud en respect au mois de mars, en sortant invaincus de la double confrontation qui les avait opposés aux Bafana Bafana (1-1, 1-2). Attention à ce genre de match où le favori n’est pas toujours celui que l’on croit…
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