Coupe du monde 2026 : le Cap-Vert décroche un nouveau résultat surprenant contre l’Uruguay

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Le Cap-Vert a arraché un nouveau match nul (2-2 ) face à l’Uruguay dans la nuit de dimanche à lundi à la Coupe du monde 2026 et rêve de qualification, porté par les cadeaux de Muslera au Hard Rock Stadium de Miami.

Le Cap-Vert a de nouveau offert l’une des grandes histoires de cette Coupe du monde. Après avoir tenu en échec le grand favori espagnol lors de son entrée dans le tournoi (0-0), la sélection africaine, qui découvre le Mondial, est allée arracher un précieux 2-2 face au double champion du monde uruguayen au Hard Rock Stadium de Miami.

Ce fut une nouvelle démonstration de résilience cap-verdienne, cette fois portée par une qualité offensive supérieure. Kevin Pina a ouvert le score d’un coup franc lointain pour inscrire le tout premier but de son pays en Coupe du monde. Après les buts uruguayens signés Maxi Araújo et Agustín Canobbio, Hélio Varela a profité d’une double erreur défensive sud-américaine pour remettre les deux équipes à égalité.

Dans les dernières minutes, les Cap-Verdiens ont bien failli décrocher une victoire qui aurait fait date, résistant courageusement aux assauts adverses. Le résultat final doit beaucoup au gardien uruguayen Fernando Muslera, dont le rôle dans ce dénouement n’était clairement pas celui qu’il avait imaginé.

Uruguay – Cap-Vert : le résumé du match

La première période a eu du mal à trouver son rythme. La meilleure occasion avant le premier but est revenue à Fede Valverde, dont la tentative déviée alors qu’il se retrouvait seul face au but est passée à côté. L’ouverture du score de Kevin Pina, à la 20e minute, a donné du relief à la rencontre. Le tempo n’a repris qu’en fin de première période, avec le réveil uruguayen, avant que Muslera ne détourne in extremis un centre vers le deuxième poteau destiné à Gilson Benchimol, sauvant ce qui aurait été le 2 à 0 cap-verdien.

En seconde période, Muslera et Mathías Olivera ont remis le Cap-Vert dans la partie par une nouvelle erreur collective, et les doubles champions du monde ont failli se retrouver menés. Mais les joueurs du Cap-Vert ont ensuite géré leur précieux point pendant l’essentiel du temps restant, repoussant les assauts uruguayens avec calme et application. Mission accomplie, et amplement méritée.

Coupe du monde 2026 — Groupe H

PosÉquipeJPtsBPBCDiff
118710 Espagne2440+4
215251 Uruguay22330
318823 Cap-Vert22220
418562 Arabie Saoudite2115-4
Qualifiés pour les 1/16es de finale
Possible meilleur 3e

Uruguay – Cap-Vert : la dépendance aux centres trahit les limites tactiques de Bielsa

Les équipes de Marcelo Bielsa sont généralement associées à l’agressivité et au jeu offensif, avec de nombreux joueurs qui surgissent à grande vitesse. La Celeste dispose bien de cette intensité défensive, mais en possession, le registre est quasi inexistant : l’arme presque unique reste le centre.

Face à l’Arabie Saoudite lors du premier match, l’Uruguay a souffert pour trouver l’égalisation, qui n’est tombée qu’à dix minutes du terme – sur un centre, évidemment. Selon SofaScore, 47 tentatives de centres avaient été répertoriées ce soir-là.

La même recette a été servie face au Cap-Vert. À la 42e minute, un centre de Rodrigo Bentancur a heurté le poteau, le ballon retombant dans les pieds d’Araújo qui n’a eu qu’à conclure. Dans le temps additionnel de la première période, un nouveau ballon aérien a été dévié par le buteur uruguayen avant qu’Agustín Canobbio ne complète. Le nombre de centres tentés était plus modeste cette fois – seulement 16 – mais tout aussi décisif. L’Uruguay n’a guère trouvé d’autres voies pour se montrer dangereux.

Lors de l’ultime journée face à l’Espagne, le contexte sera radicalement différent : la Celeste disposera de moins de ballon, mais de davantage d’espace en contre. La nuance, c’est que l’adversaire est l’un des grands favoris du tournoi, qui aura besoin d’une victoire pour s’assurer la tête du groupe sans dépendre des autres résultats.

Muslera, personnage malgré lui du conte de fées cap-verdien

Le Cap-Vert a une grande histoire et une équipe qui, par sa combativité, mérite amplement ce qu’elle a accompli dans cette Coupe du monde. Face à l’Uruguay, personne n’a pourtant été plus décisif que le gardien adverse.

Sur le premier but, Fernando Muslera n’a disposé que d’un mur à deux défenseurs – qui s’est ouvert – avant d’encaisser un tir rasant plein axe de Kevin Pina depuis le milieu de terrain. L’erreur reste défendable. Sur l’égalisation cap-verdienne, en revanche, aucune excuse n’est recevable.

Mathías Olivera a raté une passe transversale catastrophique et Hélio Varela s’est retrouvé en face-à-face. La décision de Muslera de s’avancer pour anticiper n’a fait qu’aggraver la situation : l’attaquant, d’une simple touche, l’a éliminé avant de pousser le ballon dans les filets vides.

Muslera avait déjà offert un rebond inexplicable sur une tête frappée en plein centre de son but face à l’Arabie Saoudite. Face à l’Espagne – une équipe dotée d’une immense puissance offensive et qui cumule 49 frappes en deux matchs – le portier uruguayen va devoir faire bien mieux.

De son côté, le Cap-Vert, qui affrontera l’Arabie Saoudite lors de l’ultime journée, peut rêver d’une qualification historique pour la première Coupe du monde de son histoire – un rêve qui paraît tout à fait accessible au vu de ce que les deux équipes ont montré jusqu’ici.

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Alexis Fonseca