Eric Chelle dévoile les 3 erreurs fatales de l’Algérie à la CAN

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Un mois après sa victoire sur l’Algérie à la CAN 2025, le sélectionneur du Nigeria, Eric Chelle, a mis la lumière sur les erreurs des Fennecs, et plus spécialement celles de son homologue Vladimir Petković.

De passage dans l’émission After Afrique de RMC Sport, Eric Chelle a révélé les dessous de sa victoire contre l’Algérie en quarts de finale de la CAN 2025 avec le Nigeria (0-2) le 10 janvier dernier à Marrakech, au Maroc.

Connaisseur averti du football algérien pour avoir coaché pendant trois mois au MC Oran entre octobre 2024 et janvier 2025, le technicien de 48 ans a fait déjouer les Fennecs en insufflant une intensité monstre à son équipe. 

« J’ai eu la chance d’entraîner six mois en Algérie (trois mois en réalité, ndlr). Donc, j’ai encore plus découvert le football algérien. Le footballeur algérien, je sais que c’est un joueur technique. C’est un joueur qui veut faire tous ses exercices avec le ballon. Les supporters algériens, ils prennent leurs pieds quand leur équipe garde le ballon. Donc moi, je sais que je vais avoir une équipe en face, techniquement, si je les laisse jouer, on va prendre la foudre. Donc moi, je prends parti de leur mettre une intensité de malade. » 

Baghdad Bounedjah sur le banc au coup d’envoi

Chanceux de son propre aveu sur un penalty non sifflé contre les siens à la 12e minute, le Franco-Malien a en outre parfaitement exploité les erreurs de Vladimir Petković, le sélectionneur des Fennecs. D’entrée, ce dernier s’est trompé en faisant démarrer Baghdad Bounedjah sur le banc.

« Pour moi, s’il y a Bounedjah, ce n’est pas la même. Pour sortir d’un pressing, il n’y a pas 36 choses. C’est soit tu sors techniquement une touche, soit tu mets un long ballon et tu as ton attaquant qui cale le ballon et qui fait remonter le bloc. Donc moi, je ne vois pas Bounedjah, je dis c’est bon, les gars, mettez encore plus de pression. »

La non-entrée en jeu de Bounedjah à la mi-temps

La seconde faute du Suisso-Bosnien était de ne pas faire entrer le puissant avant-centre de 34 ans à la reprise. Ce dernier sortira du banc à l’heure de jeu. 

« Peut-être qu’il (Petkovic) pensait qu’on allait baisser le pied. En général, entre la 60e et la 70e, c’est toujours là qu’on a notre pic, puis qu’on descend physiquement. Moi, je m’attendais à la mi-temps qu’il change aussi. Et puis finalement, il ne change pas. »

La sortie de banc tardive d’Himad Abdelli

Enfin, la dernière gaffe était de sortir tardivement du banc un profil comme Himad Abdelli capable de court-circuiter la connexion Alex Iwobi-Ademola Lookman.

« Je me disais qu’il allait essayer de couper Lookman. Nous, on avait cet axe Iwobi-Lookman. En plus, Alex était très fort pour trouver Ade (Ademola Lookman). Cet axe, le Maroc l’a coupé et on n’a pas trouvé d’alternative pour essayer de contrer ça. Et donc moi je m’attendais à ce qu’ils mettent ce joueur (Abdelli). Et encore une fois ça m’a relâché un peu plus, sans manquer de respect aux autres joueurs. »

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Prudence Ahanogbe

Couteau suisse de la rédaction footballistique, je perce mon trou grâce au dépassement de soi. Sur mon versant gauche, un don indescriptible pour l’écriture, un peu comme Messi, et sur le versant droit, beaucoup de travail, à la Cristiano Ronaldo.